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APPROCHE DE LA CONSCIENCE DE SOI

Il y a de multiples façons d'expliquer le mouvement intérieur qui engendre l'Éveil.

Afin de vous indiquer comment procéder, nous avons parlé de l'observation, de l'attention à l'instant présent, de la vigilance, de la conscience témoin... Il s'agit, en fait, de différentes manières de parler d'une chose unique. Dans le présent texte, nous parlerons encore de la recherche de la conscience de soi. Le sommeil spirituel, c'est la perte de soi-même.

On est perdu au sein des phénomènes du monde extérieur et du monde intérieur.

On est exilé hors de soi-même.

Vouloir s'éveiller, c'est devenir l'enfant prodigue qui rentre chez lui. Rentrer chez nous, c'est rentrer en nous-mêmes, retrouver la conscience de soi-même. Vous croyez être conscient de vous-même, mais, en fait, vous êtes conscient des perceptions sensorielles, vous êtes conscient des perceptions psychologiques, mais toutes ces perceptions ne sont pas vous-mêmes.

Vous vous êtes oublié.

Vous vous ignorez.

L'initiation, c'est la redécouverte de soi-même, d'un Soi dissimulé par le voile bariolé des perceptions sensorielles et mentales.

La perception de soi-même est cependant la chose la plus facile qui soit. Elle est très simple à une seule condition : que vous cessiez de la confondre et de l'assimiler avec les perceptions sensorielles et psychologiques.

Au cours des années, votre corps subit de multiples modifications : de maigre vous devenez gros ou le contraire, de chevelu vous devenez chauve, de jeune vous devenez vieux... Au travers des toutes les décennies, une seule chose demeure : la sensation de votre Soi.

Si vous plongez en vous-même, c'est une sensation que vous retrouvez identiquement en n'importe quelle année de votre vie.

Qui êtes-vous ?

Vous êtes vous-même.

Mais, ce vous-même n'est aucun des éléments du corps puisque ceux-ci changent constamment tandis que la sensation de votre Soi.

Comprenez cela et ressentez-le profondément.

Il y a, d'une part, le corps qui se modifie tout au long de la vie et il y a d'autre part, le sentiment du Soi qui reste identique.

En vous intériorisant et en sentant votre Soi, constatez qu'au cours de toutes les années que vous avez vécues, le sentiment de votre existence est resté identique.

Constatez que celui-ci est indépendant des expériences du corps.

Lorsque vous sentez « moi, je suis malade » et lorsque vous sentez « moi, je suis en pleine forme », ce qui est différent, c'est l'état du corps.

Par contre, la sensation interne de votre Soi est identique. Reportez-vous aux années de votre jeunesse et de votre adolescence. Rappelez-vous combien vos conceptions sur la vie étaient différentes.

Cependant, lorsque vous vous remémorez cette époque, le sentiment de votre Soi était identique à celui qui est le vôtre en ce moment même. Il faut que vous parveniez à sentir la chose suivante : en votre jeunesse, avec une conception du monde différente, vous vous sentiez être vous-même. Maintenant, avec d'autres conceptions, une autre vision des choses, vous vous sentez également être vous-même. Ce qui a changé, c'est votre structure intellectuelle et psychologique.

Par contre, le sentiment d'être soi-même est identique dans les deux cas.

Ce sentiment est indépendant de vos conceptions, de vos croyances, de vos connaissances.

Sentez cela. Sentez que quelle que soit votre façon de vivre ou de penser, quelque chose d'indéfinissable, mais de clairement évident à l'intérieur de vous-même demeure identique.

Ce quelque chose d'impondérable, c'est vous-même.

Ayant compris que vous n'êtes ni le corps, ni les pensées qui changent constamment, ni les croyances ou les opinions qui se modifient, ni les connaissances qui sont sujettes à l'oubli, vous sentez que vous êtes celui qui demeure au travers de toutes les modifications de la vie.

Ce qui demeure, c'est votre Soi. Le moi égotique est une fausse conception du Soi. C'est le moi identifié par un processus mental au corps et aux pensées. Le Moi véritable, que nous appelons le Soi, c'est le sentiment de vous-même, tel que vous pouvez le ressentir indépendamment du corps, des sentiments et des pensées.

Ce qu'il faut, c'est donc demeurer conscient de vous-même, d'instant en instant. Vous êtes assis. Vous pouvez être assis distraitement, plongé dans une rêverie ou une réflexion. Mais, vous pouvez également être conscient d'être assis. Être conscient d'être assis, cela ne veut pas dire être concentré sur la sensation du corps qui est assis. Cela signifie très simplement être conscient de soi-même en position assise.

La conscience de soi-même ne contient aucune réflexion, aucune pensée au sujet de soi-même.

C'est une simple conscience vide de toute pensée.

Votre présence interne ne contient rien de particulier ou de définissable. C'est une plénitude qui se suffit à elle-même. Être conscient de soi-même en position assise, c'est être conscient de soi et de la position assise. En ce cas, vous êtes centré en vous-même, dans le sentiment et la perception interne du Soi et, à partir de ce centre, vous percevez le corps assis et l'ensemble de la pièce.

Conserver la perception interne du Soi, c'est être spirituellement éveillé. Dès lors, vous pouvez vous lever et marcher en demeurant conscient de vous-même. Il y a vous-même, immuable, immatériel, et le corps qui marche. Ne vous contentez pas de lire ce qui est écrit. Expérimentez la différence qui existe entre le simple fait de se lever distraitement et le fait de se lever en étant conscient de soi-même.

Cette conscience de soi, qui est indépendante des perceptions sensorielles et mentales, il faut travailler à la conserver constamment : être conscient de vous-même en train de parler, être conscient de vous-même en train de travailler, de manger, de souffrir, de réfléchir, être conscient de soi en toutes circonstances de la vie. Vous constaterez qu'étant conscient de vous-même, votre sentiment du moi ne se localise ni dans la tête, ni dans les pieds, mais au centre de votre poitrine.

C'est à cause de cette observation que de nombreuses traditions ont fait du coeur le centre spirituel de la personne.

Sentir sa présence immatérielle au centre de la poitrine, c'est la réalisation du Soi suprême qui se trouve dans le coeur.

Plus vous garderez la conscience de vous-même, plus vous sentirez d'une manière évidente que vous êtes quelque chose d'intérieur, situé au centre de la poitrine, quelque chose de silencieux, d'immuable, d'informel, d'immatériel, d'incommensurable, vide de tout contenu et plein de vous-même. Ce « quelque chose » perçoit le monde extérieur, le corps humain et les pensées de l'homme.

Cependant, il en demeure séparé et distinct. Dès lors, votre « je » ne se situe plus au niveau du corps ou des pensées.

Votre « je » a rompu la fausse identification qui l'emprisonnait dans la temporalité. Débarrassé de ces scories, votre JE resplendis : immortel, éternel, libre de toute attache, non concerné par la naissance ou la mort, demeurant au-delà de toutes les conditions d'existence possibles.

Vous avez réalisé le but de la vie humaine.

Vous êtes passé au-delà des ténèbres.

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