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CONSEILS DE LECTURE
POUR L’ÉTUDE DE L’ADVAÏTA
DANS LA PERSPECTIVE DE L’UNIVERSALISME   

Par Eric Tolone 

 

LIMINAIRE 

         L’enseignement que nous dispensons se fonde sur la tradition de l’Advaïta-Vedanta, il est donc indispensable pour tous ceux qui veulent suivre le Sentier que nous proposons d’étudier les ouvrages dans lesquels s’exprime cette perspective spirituelle.

         Nous donnerons donc ici quelques conseils de lecture susceptible d’orienter la démarche des chercheurs de Vérité.

         Puisqu’au regard de la perspective particulière qui est la nôtre, les textes de certains auteurs sont d’un intérêt variable, nous indiquerons le titre des ouvrages que nous recommandons.

         Globalement ces « conseils » ne sont que des indications très sommaires, incomplètes et insatisfaisantes sur bien des points, et nous espérons pouvoir ultérieurement y apporter des améliorations.

         Puisque notre démarche, au contraire de tous les positionnements sectaires, considère que l’expression de la Vérité ultime se trouve au cœur de toutes les grandes traditions, nous ne nous limiteront pas notre panorama à l’Advaïta et nous donneront également des « pistes » pour la recherche de ceux qui veulent trouver les convergences qui existent entre ces traditions.

 

LIVRES D’INTRODUCTION 

         De nombreux textes écrits sur l’hindouisme par des « universitaires », des « orientalistes » et des « spécialistes » sont entachés soit de préjugés culturels, soit de partis pris idéologiques.

         En conséquence, nous proposons quelques ouvrages d’introduction pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la tradition hindoue,.

 
Sur l’hindouisme.

- « Spiritualité hindoue » de Jean Herbert.

- « Mythes et religions de l’Inde » de Swami Nityabodhananada.

- « Introduction à l’hindouisme tantrique » d’Arthur Avalon.

- « Maya : ou le rêve cosmique dans la mythologie hindoue » de Heinrich Zimmer.

- « Techniques du Yoga » Mircea Eliade.

- « L’Inde classique, manuel des études indiennes » et autres ouvrages de Louis Renou constituent une source de référence. Reste à réinterpréter, dans le cadre de la pensée traditionnelle, les éléments qui sont fournis.


Sur l’Advaïta-Vedanta.

- « Cankara et le Vedanta » de Paul Martin-Dubost.

- « Qu’est-ce que l’Advaïta Vedanta » d’Eliot Deutsch.

         Avec une réserve sur le fait que d’une manière assez stupide l’auteur essaye de considérer que la doctrine du Karma ne fait pas partie de l’Advaïta.

         « L’Advaïta Vedanta : théorie et pratique » de Dennis Waite.

 

TEXTES SACRES 

         L’hindouisme est une tradition qui s’origine dans une Révélation divine, contenue dans ces Ecritures sacrée que sont les Védas.

         Dans les quatre Védas, il existe quatre catégories de textes. La catégorie dans laquelle s’exprime pleinement la dimension ésotérique de cette tradition, ce sont les Upanishad. Par ailleurs, certains textes comme la Bhagavad Gîtâ et les Agamas sont également considérés comme des Textes révélés.

         L’Advaïta Vedanta se fonde sur les Upanishad et la Bhagavad Gîtâ.

         Nous invitons donc chacun à méditer sur ces deux sources scripturaires.

 
La Bhagavad Gîtâ.

         La Bhagavad Gîtâ est bien connue en occident et il en existe de nombreuses traductions.

         Certaines traductions sont très mauvaises, d’autres tendancieuses. Dans l’ordre de nos préférences nous en recommandons les traductions de :

- S. Radhakrishnan.

- Jean M. Rivière.

- Anne-Marie Esnoul et Oliver Lacombe.

- Swami Chinmayananada.


Les Upanishad.

         Il existe 10 Upanishads essentiels. Le volume des Upanishad variant de deux ou trois pages a la valeur d’un opuscule.

         Martine Buttex a traduit les 108 Upanishad. On trouve également des traductions d’Upanishad aux Éditions Adrien Maisonneuve et chez divers éditeurs.

         Une pluralité d’écoles spirituelles faisant partie de l’orthodoxie hindoue se fonde sur les Upanishad. La totalité de ceux-ci ne se rapporte donc pas à la spécificité de l’Advaïta Vedanta. Cependant, l’Advaïta se situant au cœur de la tradition hindoue, parmi les 108 Upanishad essentiels on trouvera dans plus de la moitié d’entre eux des passages relatifs à la réalisation de la Non-Dualité. Voici la liste de ces Upanishad. Nous indiquons ces Textes sacrés dans leur ordre alphabétique :

- Adhyatma-Upanishad.

- Advaya-Tarako-Upanishad.

- Aitareya-Upanishad.

- Akshi-Upanishad.

- Amrita-Bindu-Upanishad

- Annapurna-Upanishad.

- Aruni-Upanishad.

- Atma-Bodha-Upanishad

- Atman-Upanishad.

- Avadhuta-Upanishad.

- Brahman-Upanishad.

- Brihadaranyaka-Upanishad.

- Chandogya-Upanishad.

- Isha-Upanishad.

- Jabala-Darshana-Upanishad.

- Kaivalya-Upanishad.

- Katha-Upanishad.

- Katha-Rudra-Upanishad.

- Kaushitaki-Brahmana-Upanishad.

- Kena-Upanishad.

- Kundika-Upanishad.

- Maha-Narayana-Upanishad.

- Maha-Upanishad.

- MahaVakya-Upanishad.

- Maitrayani-Upanishad.

- Maitreya Upanishad.

- Mandala-Brahmana-Upanishad

- Mandukya-Upanishad.

- Mantrika-Upanishad.

- Muktika-Upanishad.

- Mundaka-Upanishad.

- Nada-Bindu-Upanishad.

- Narada-Parivrajaka-Upanishad.

- Niralamba-Upanishad.

- Nirvana-Upanishad.

- Paingala-Upanishad.

- Pancha-Brahma-Upanishad.

- Para-Brahman-Upanishad.

- Parama-Hamsa-Parivrajaka-Upanishad.

- Parama-Hamsa-Upanishad.

- Pashupata-Brahmana-Upanishad.

- Prashna-Upanishad.

- Rudra-Hridaya-Upanishad.

- Sannyasa-Upanishad.

- Sarva-Sara-Upanishad.

- Satyayaniya-Upanishad.

- Skanda-Upanishad.

- Subala-Upanishad.

- Shuka- Rahasya-Upanishad.

- Svetasvatara-Upanishad.

- Taittiriya-Upanishad.

- Tejo-Bindu-Upanishad.

- Tripura-Tapini-Upanishad (5° chapitre).

- Trishikhi-Brahmana-Upanishad.

- Turiyatita-Avadhuta-Upanishad.

- Turiyatita-Avadhuta-Upanishad.

- Varaha-Upanishad.

- Yajnavalkya-Upanishad.

          Recommandation :

         Toute Écriture devant être étudiée d’une manière discriminante, vous devez dans l’étude de ces textes antiques distinguer ce qui étant lié au contexte culturel de l’époque n’a plus de valeur pour l’homme moderne, de ce qui exprime des Vérités universellement valables. Nous vous incitons donc a réaliser une première lecture de ces textes en surlignant tous les passages qui sont porteur d’un message actuel, pouvant abreuver votre vie intérieure. Ensuite, lisez et relisez les passages ainsi sélectionner.

          Nota :

         L’orthographe des mots sanscrits peut présenter d’importantes variations, car il existe plusieurs écoles de translittération du sanscrit en lettres latines.

 

SHANKARA 

         Le fondateur de l’Advaïta c’est Shankara(8° siècle).Également, appeler c’est-à-dire Maitre, ou encore « Adi Sankarâchârya, le Premier Maitre Shankara, car les successeurs qu’il a institués reprennent son nom.

         À noter que son nom peut également s’orthographier « Sankara » et « Cankara ».

         Sankarâchârya écrivit de nombreux « commentaires » de Textes traditionnels qui sont parfois difficiles pour la compréhension des personnes qui ne sont pas familiarisées avec la tradition hindoue. Nous indiquerons les titres d’opuscules d’un volume relativement faible qui condensent parfaitement la démarche de l’Advaïta et qui ont été traduits en diverses langues occidentales :

- Vivekachumdamani(Le plus beau fleuron de la discrimination).

- Atmâ-Bodhi (Connaissance du Soi).

- Aparokshânubhuti (Réalisation directe).

- Laghu Vakyavritti (Réalisation des Grandes Paroles ».

- Upadésha-Sâhasrî (Les Milles Enseignements).

- Atmajnânopa dêshavidhi (L’enseignement méthodique de la Connaissance du Soi).

 

TRAITES TRADITIONNELLES 

         Mentionnons quelques traités traditionnels constituant des « classiques » incontournables de l’Advaïta.

- « Astravakra Gîtâ ».

- « Avadhuta Gîta ».

- « Ribhu Gîta ».

- Drg drçya viveka » (comment discriminer le spectateur du spectacle » de Sri Bhâratî Tîrha.

- « Pancadasi » (les quinze chapitres) de Sri Vidyaranya. Traduit sous le titre « Être, Conscience Félicité ».

- « Tripurârahasya ».

         Une traduction  de la section de la Connaissance (Jnânakhanda) ayant été faite par Michel Hulin sous le titre : « La Doctrine secrète de la Déesse Tripurâ ». Cet ouvrage dont la lecture était recommandée par Ramana Maharshi est très important puisqu’il insiste sur la nécessité du vécu constant de la Gnose (Jnâna) pour l’obtention de la Libération.

 

MAITRES FONDAMENTAUX 

         Parmi les Maitres contemporains exprimant le point de l’Advaïta Vedanta, dans le foisonnement existant nous recommandons trois Maitres se situant au sommet des sommets :

- Sri Ramana Maharshi (1879-1956).

         « Qui suis-je » (Koham). Il existe trois versions de ce texte rédigé à partir de questions posées par Sri M. Sivaprakasam : une version avec treize questions, une version avec vingt-huit questions, et une version ou les questions ne figurent pas et dans lequel le contenu des réponses est arrangé sous la forme d’un essai.

         « La recherche de soi-même » (Vichara Sangraha) (Self Enquiry).

         « L’Essence de l’instruction » (Upadesha Saram) Upadesa Undiyar).

         « Instruction spirituelle » (Upadesha Manjari).

         « La Connaissance de l’Être) (Sad-Vidya) (Ulladu Narpadu).

         « La Connaissance de Soi » (Atmâ-Vidya).

         « Les Hymnes d’Arunachala ».

         À cela s’ajoute quelques écrits très brefs des traductions et des compilations.

         L’ensemble de ces textes a été réuni par Arthur Osborne sous le titre :

         « Œuvres réunies ».

         « Le Chant de Sri Ramana » (Sri Ramana Gita). Écrit par Sri Ganapati Muni à partir de questions poser à Ramana Maharshi.

         « Paravidya Upanishad ». Ce texte est un résumer des enseignements oraux de Ramana Maharshi réaliser par Sri Lakshman Sarma qui demeura plus de vingt ans avec lui. Il n’y pas de traduction française.

         Il existe de multiples recueils de l’enseignement oral de Ramana Maharshi. Nous recommandons tout particulièrement :

         « L’enseignement de Ramana Maharshi ». D’après la traduction d’Eleonore Braitenberg qui est fidèle à l’original anglais (Talks with Sri Ramana Maharshi).

         Sri Ramana Maharshi étant le Sat-Guru de notre Confrérie, nous donnerons quelques indications pour l’étude de sa vie qui en elle-même est un enseignement. Deux ouvrages nous semblent parfaitement recommandables :

         « Ramana Maharshi et le sentier de la connaissance de Soi » d’Arthur Osborne.

         « Présence de Ramana Maharshi » d’Henri Hartung.

         En compléments les irremplaçables recueils de « Souvenirs et Témoignages ».

- Sri Râmakrishna (1836-1886).

         Il existe plusieurs recueils de son enseignement oral. Nous recommandons :

         « L’enseignement de Râmakrishna ».

- Mâ Ananda Moyî (1896-1982).

         Il existe plusieurs recueils de son enseignement oral. Nous recommandons :

         « L’enseignement de Mâ Ananda Moyî ».

 

AUTRES EXPRESSIONS DE LA NON-DUALITE 

         Voici des indications sur d’autres expressions de la Non-Dualité. 


Lignée de Râmakrishna.

- Swâmi Vivekânanda (1863-1902).

         Malgré sa grande notoriété, il y a dans ce qu’il a écrit des divagations que l’on ne peut accepter du point de vue traditionnel. Il est cependant possible de recommander :

         « Les yogas pratiques ».

- Swâmi Brahmânanda (1863-1922).

         « Discipline monastique ».

- Swâmi Siddeshwarananda (1897-1957).

         « Quelques aspects de la philosophie Védantique ».

         « La méditation selon le Yoga-Védanta.

- Swâmi Nityabodhânanda (1914-1992).

         « Le chemin de la perfection selon le yoga Vedanta ».

         « Quête du sacré ».

         « Les Upanishads source de Sagesse ». 


Lignée de Navnath Sampradaya.

         Après étude des textes traditionnels et des Maitres fondamentaux précédemment indiqués, et avec prudence, car on trouve en eux un ensemble d’erreurs doctrinales, indiquons des Maitres contemporains qui relèvent de la même lignée traditionnelle :

- Sri Siddharameswar Maharaj (1888-1936).

         « La clef de la réalisation de Soi ».

         « Embrasser l’immortalité » (Amrut laya).

- Sri Nisargadatta Maharaj (1897-1981). Disciple de Siddharameswar.

         « Je suis ».

         « Sois ! »

         « Ni ceci, ni cela ».

- Sri Ranjit Maharaj (1913-2000). Disciple de Siddharameswar.

         « L’illusion face à la Réalité »

- Ramesh S. Balsekar (1917-2009). Disciple de Nisargadatta.

         « Nisargadatta Maharaj ou les Orients de l’Être ».

         Nous recommandons ces Maitres malgré les erreurs doctrinales qui, fruit d’une certaine inculture se sont glissé dans leurs propos, car d’une part ces erreurs n’affectent pas le fond de leurs enseignements, et d’autre part parce que celui-ci souligne des aspects de la perspective de la Non-Dualité non développer par ailleurs. 


Lignée de Prajnanpad.

- Swami Prajnanpad (1891-1974).

         Son enseignement propose une approche de la Non-Dualité, mais il s’agit d’une approche non traditionnelle. Dans la pratique il combine librement le Vedanta et la psychanalyse en s’éloignant de la tradition sur certains points. L’enseignement contient des points critiquables, mais également des éclairages de première qualité. Nous recommandons :

         « L’expérience de l’unité ». Livre de Sumangal Prakash qui rapporte des dialogues.

         « Lettres à ces disciples ».

         À cela s’ajoute l’ensemble des présentations de son enseignement qui ont été réalisées par Daniel Roumanof.

- Arnaud Desjardins (1925-2011).

         Disciple français de swami Prajnanpad. Globalement les ouvrages sont excellents. Nous divergeons cependant sur les moyens utilisés pour vivre la Non-Dualité. Nous recommandons :

         « Les chemins de la Sagesse » (3 tomes).

         « À la recherche du Soi » (4 tomes).

 

Maitres divers

 

- Swâmi Annamalai (1906-1995). Disciple de Ramana Maharshi.

         « Comme une montagne de camphre ».

- Swâmi Lakshma Ji (1907-1991).

         « Sivaïsme du Cachemire Le secret suprême ».

         Avec malheureusement des aspects polémiques vis-à-vis de l’Advaïta qui n’ont d’autres sources que la méconnaissance de celui-ci.

- Swami Muktananda (1908-1982).

         « Le secret des Siddhas ».

         « La méditation Siddhas Commentaire des Shivasutras et autres textes sacrés ».

         « Lumière sur le Chemin ».

- Swami Chimayananda (1916-1993). Fondateur de la Chimaya Mission qui dispense un enseignement Védantique.

         « Traité d’épanouissement personnel ».

 

LA NON DUALITE NON TRADITIONNELLE 

         Nous entendons par là des enseignements qui, depuis une période relativement récente, traitent de l’Éveil spirituel, ou de son équivalent lorsque tel n’est pas le terme qu’ils emploient, mais qui ne se rattachent d’une manière effective à aucune tradition particulière.

         Ce courant de pensée se définit par la reprise de notions anciennes se trouvant dans les enseignements de l’hindouisme et du bouddhisme en sortant ceux-ci de leur contexte traditionnel et parfois en s’opposant résolument aux enseignements traditionnels.

         L’Éveil spirituel dont nous parlons se définissant par un « état de connaissance » au- delà du mental qui, dans ces aboutissements ultimes, se caractérise par le dévoilement  de la Réalité suprême.

         Le mot « Éveil » ayant une connotation bouddhiste, on peut dire que certains de ces auteurs proposent une sorte de « néo bouddhisme » non traditionnel. D’autre part, la Réalité ultime étant univoque, certains auteurs relevant de cette rubrique définissent leur enseignement comme étant un enseignement de « Non-Dualité », et en ce cas nous sommes en présence d’un « néo-advaïta-vedanta », non traditionnel.

         Le caractère « non traditionnel », et parfois « anti-traditionnel » de ces enseignants n’est pas sans poser de sérieux problèmes.

         D’une part ce qu’ils proposent a souvent un caractère séduisant en raison de la hauteur du point de vue qui est visé et de son aspect de « Voie directe ». Également en raison du langage moderne qui est employé et du fait que l’approche de la Réalité suprême est dépouillée d’un ensemble de pesanteur et d’archaïsmes.

         Mais d’autre part, l’absence de références a un corpus de Textes sacré, a une lignée de Maitres ayant fait l’expérience du Suprême, a pour fâcheuse conséquence une absence de « garde-fous ». Il s’en suit qu’en raison d’un manque de culture et de discrimination chez certains, d’une faiblesse dans la lucidité et d’aspect égotique non éradiquer chez d’autres, on trouve parfois dans certains des enseignements un intime mélange d’erreurs et de vérités.

         De plus, un grand nombre de ces auteurs rejettent tout ce qui relève de l’ascèse, des méthodes de purification traditionnelle, voire même des techniques de méditation. Il s’en suit qu’en l’absence de maitrise de soi même ceux qui suivent ce type d’enseignement pourront entrevoir la Vérité, mais seront incapable de la « fixer » au sein des vicissitudes du vécu quotidien. Hormis le cas de prédispositions exceptionnelles qui ne permettent pas l’établissement d’une pédagogie.

         Le danger de ces approches non traditionnelles est réside dans l’établissement d’un décalage total entre « ce qui est dit » et la réalité du vécu quotidien. On peut dès lors se trouver dans certains cas devant ce paradoxe : des propos sublimes et une médiocrité comportementale. Pour ceux dont l’enseignement spirituel est une activité commerciale, il ne reste plus qu’a soigneusement dissimulé la sphère de « la vie privée » pour « donner le change » et engendrer chez les autres une illusion spirituelle.

         Évidemment, il importe de ne pas généraliser. Chaque cas est particulier  et doit faire l’objet d’une analyse particulière.

         Puisque dans ce type d’enseignement le meilleur et le pire se côtoient, et  arrivent même parfois à se mélanger. Notre conclusion sera de nature pragmatique :

         Nous invitons les chercheurs de Vérité à la plus grande prudence. Il importe en lisant ces auteurs, en écoutant ces conférenciers, de savoir séparer l’ivraie du bon grain. La meilleure manière d’être capable de réaliser cette distinction est de commencer par étudier les Textes sacrés et les Maitres de l’Advaïta traditionnel que nous avons indiqués et dont l’autorité est indiscutée.

         Citons dans l’ordre alphabétique quelques représentants :

- Baret (Eric Baret).

- Brunache (Alain Brunache).

- Cohen (Andrew Cohen).

- Coquerre (Patrice Coquerre).

- Gurdjieff (George Ivanovitch Gurdjieff).

- Harding (Douglas E. Harding).

- Jourdain (Stephen Jourdain).

- Klein (Jean Klein).

- Krishnamurti (Jiddu Krishnamurti).

- Krishnamurti (U G Krishnamurti).

- Lucille (Francis Lucille).

- Morot (Brice Morot).

- Parsons (Tony Parsons).

- Poonja (H. W. L Poonja).

- Rajneesh (Bhagwan Sree Rajneesh) dit également Osho.

- Renz (Karl Renz).

- Saint-Bonnet (Georges Saint-Bonnet).

- Tolle (Eckhart Tolle).

- Vidal (Claudette Vidal).

- Watts (Alain Watts).

         La lecture des messages délivrer par ces personnes fera apparaitre, à côté de déviations évidentes, de véritables « perles spirituelles » susceptibles de constituer une aide évidente pour le chercheur de Vérité.

 

DIVERS MAITRES INDOUS CONTEMPORAINS 

         Dans la perspective non plus du strict Advaïta, mais de la spiritualité indoue dans son ensemble, voici un ensemble de Maitres spirituels dont nous recommandons l’étude de l’enseignement. 

- Rabindranâth Tagore (1861-1941).

         « Sâdhanâ ».

- Mahatma Gandhi (1869-1948).

         « Lettres à l’ashram ».

         Avec des réserves sur certains points particuliers.

- Sri Aurobindo (1872-1950).

         Voulant innover, croyant avoir découvert du « nouveau » dans le domaine spirituel Sri Aurobindo s’éloigne de la tradition et développe des perspectives irrecevables. Cette déviation s’accroit chez Madame Richard qui lui succédât, et s’accentue encore chez Satprem. Nous pouvons cependant recommander :

         « Le Yoga des Œuvres ».

         « Le guide du Yoga ».

Hari Prasad Shastri (1882-1956).

         « La méditation sa théorie et sa pratique ».

- Swami Ramdas (1884-1963).

         « Carnets de pèlerinage ».

         « Présence de Râm ».

- Meher Baba (1894-1969).

         « L’Éveil spirituel dans la vie quotidienne ».

- Édouard Salim Michaël (1921-2006).

         « La Voie de la vigilance intérieure ».

         « Pratique spirituelle et éveil intérieur ».

         « Le Quête suprême ».

         « Les obstacles à l’Illumination et à la Libération ».

- Sri Chinmoy (1931-2007).

         « Les Ailes de la Joie ».

         « L’enseignement du Silence Petit précis de méditation ».

- Mata Amritanandamayi (née en 1953) communément appelée « Amma » (Mère en indi).

         « Paroles d’Amma ».

         « Éveillez-vous mes enfants ».

- Sri Karunamayi (née en 1958).

         « Âmesbénies ».

- Chandra Swami (né en 1930).

         « L’art de la Réalisation ».

         « Le rosaire des instructions spontanées ».

 

CONVERGENCES AVEC LE TAOÏSME 

         On trouvera une convergence entre le Taoïsme et l’Advaïta en étudiant les trois auteurs fondamentaux :

- Lao-tseu.

- Tchouang-tseu.

- Lie-tseu.

 

CONVERGENCES AVEC LE BOUDDHISME 

Les deux courants du bouddhisme.

         Un schisme (en 370 avant Jésus-Christ) a séparé le bouddhisme en deux courants.

         D’une part le bouddhisme qui prenant le nom de Theravada, « le Véhicule des Anciens », voulait rester strictement aux enseignements originels du bouddha.

         D’autre part le bouddhisme qui prit le nom de Mahayana, « le Grand Véhicule », voulait apporter un ensemble d’extensions doctrinales, et qui inclus ensuite dans son canon un ensemble d’Apocryphes.

         Les tenants du Grand Véhicule (Mahayana), appelèrent d’une manière péjorative Petit Véhicule (Hinayana) ce que l’on doit dénommer Theravada. 


Bouddhisme du Theravada.

         Le canon bouddhique du Theravada a été mis par écrit en pâli, à partir de ce qui avait été conservé par la tradition orale lors du 4° concile qui eut lieu au Sri Lanka au 1° siècle de notre ère. Il s’appelle le Tripitaka (les Trois Corbeilles) car il est divisé en trois parties appeler Pitaka (Corbeilles) :

- Vinaya Pitaka, Corbeille des Règles monastiques.

- Sutta Pitaka, Corbeille des discours du Bouddha.

- Abhidhamma Pitaka, Corbeille d’exposés sur des points doctrinaux.

         Nous recommandons la lecture de la « Corbeille des discours de Bouddha » (Sutta-Pitaka). Il en existe des traductions sous des titres divers. On y trouvera les fondements de la Voie de la vigilance et de l’éthique avec lesquels nous sommes en parfait accord.

Autres textes traditionnels :

- Le Dhammapada (« Les sentences de la Loi » ou : « Les vers de la Doctrine »).

         Est un petit recueil constituer par un ensemble de courtes citations extraites du Canon.

- Milindapanha (« Les questions de Milinda »).

         Est un dialogue entre le roi Milinda et le moine Nagasena. On y trouve le développement des notions fondamentales du bouddhisme.

Ouvrages récents :

- Walpola Rahula.

         « L’enseignement du Bouddha ».

         Ouvrage constituant une bonne présentation du Bouddhisme du Theravada.

- V. R. Dhiravamsa.

         « L’attention source de plénitude ».

         Ouvrage traitant de la pratique de la méditation Vipassana qui constitue le cœur spirituel du Bouddhisme du Theravada. 


Bouddhisme du Mahayana.

         Dans le Canon bouddhique du Mahayana, un ensemble de textes sont attribués à Bouddha, mais cette attribution est plus l’affirmation d’un rattachement et d’une source d’inspiration qu’un fait historique. Ces textes semblent avoir été rédigés entre le 1° et le 6° siècle de notre ère, bien après la mort de Bouddha Shakyamuni. La plupart ne nous sont parvenus que dans une version chinoise ou tibétaine.

         On y trouve dans certains de ces écrits une parfaite convergence avec l’Advaïta.

         Nous recommandons tout particulièrement :

- « Soutra du Cœur (Bhagavati Prajna Paramita Hridaya) ».

- « Soutra du Diamant (Aryavajracchedikâ prajnâparâmitâ nama mahâyânasûtra).

- « Soutra de l’Éveil parfait » (en chinois : Yuanjue jing).

- « Soutra de la Pousse de riz »également appeler « Soutra du Riz en herbe »(Arya Sâlistamba nâma mahâyânasûtra).

- Soutra du Dévoilement du sens profond (Sandhinirmocanasûtra).

- Soutra de Vimalakirti (Vimalakirtinirdesha-Sûtra).

- Soutra de la concentration de la marche héroïque (Suramgamasamadhi-Sûtra).

- Soutra de la guirlande de fleurs (Avatamsaka-Sûtra).

         Diverses Écoles diffusant des enseignements nettement distincts se développèrent au sein du Grand Véhicule. Il existe de profondes correspondances entre l’Advaïta et certaines de ces Écoles : 


Ecole Mâdhyamika.

         Cette École de la « Voie du Milieu » fut fondée par Nâgârjuna (1° et 2° siècle) développa la Suprême Gnose (Prajnâ), et la compréhension de la Vacuité de toute chose par la reconnaissance de l’inanité de tous les concepts.

- Nâgârjuna.

         « Le traité du Milieu » (Madhyamakashastra).

- Shantideva.

         « Introduction à la pratique menant à l’Éveil » (Bodhicharyavatara). 


École Tch’an.

         Le Tch’an, ou « École de la méditation » fut fondé en Chine par Bodhidharma (vers 520), qui venait de l’inde. Bodhidharma qui était le vingt-septième Patriarche en partant de Bouddha Shakyamuni, devint le premier Patriarche du Bouddhisme chinois. Un remarquable traité lui est attribué :

- « Le traité de Bodhidharma ».

         Voici des Maitres de cette Ecole dont nous recommandons l’étude :

- Seng Ts’an (ou Sengcan) (en japonais Sosan) (mort en 606). Troisième Patriarche.

         « Recueil sur la foi en l’esprit » (Hsin Hsin Ming) (en japonais (Shin Jin Mei).

- Hui Neng (ou Houein-nêng) (en japonais Eno)(638 – 713). Sixième Patriarche.

         « Soutra de l’estrade ».

         Après la mort de Hui Neng il n’y eut plus de Patriarche chinois, car le Tch’an se divisa en plusieurs lignés distinctes « les cinq maisons ». Deux d’entre elles se sont transmises au Japon et ensuite en occident :

La branche Linji (en japonais Rinzai).

La branche Caodong (en japonais Soto).

         Voici d’autres Maitres des différentes Ecoles dont nous recommandons la lecture :

- Yongjia Xianjue(en japonais Yoka Genkaku)(665-713).

         « Le Chant de la Voie certifiée » (Zheng Dao) (en japonais :Shodoka).

- Houei-hai (en japonais Ekaï) (mort entre 800 et 830).

         « Porte essentielle de l’Éveil subit ».

- Dongshan Liangjie (en japonais Tozan Ryokai) (807-869).

         « Le Samadhi du Miroir du Trésor » (en japonais : Hokyo Zan).

- Chen-houei (668-760).

         « Entretiens du Maitre Dhyâna Chen-houei ».

- Houang-po (mort en 850).

         « L’Essentiel de la méthode de transmission de l’Esprit » (Tch’ouan-sin fa-yao).

         « Le recueil de Wan-ling » (Wan-ling lou).

         Dans la traduction française de Patrick Carré ces deux textes ont été réunis sous le titre : « Entretiens ». 


École Zen.

         L’enseignement du Tch’an chinois fut introduit au Japon en 1191 par le moine Yôsai, ou Eisai, qui ayant séjourné en chine s’était initié à la pratique de la branche Rinzai. En s’introduisant au Japon le Tch’an devient le Zen. Aux noms des anciens Maitres chinois fut attribué des noms japonais et ceux-ci furent considéré comme des Maitres Zen. L’école Zen étant établie au Japon de nouveau Maitres développèrent son enseignement qui se rependit en divers pays. En voici quelques-uns dont nous recommandons l’étude :

Eihei Dogen (1200-1253).

         « Trésor de l’Œil de la Vraie Loi » (Shobogenzo).

- Keizan Jokin (1268 – 1325).

         « Recommandations pour ceux qui pratiquent Zazen » (Zazen Yojnki).

- Kodo Sawaki (1880-1966).

         « Enseignements de Maitre Kodo Sawaki ».

- Shunryu Suzuki Roshi (1904-1971).

         « Esprit Zen, esprit neuf ».

         « Libre de soi, libre de tout ».

- Taisen Deshimaru (1914-1982). Il introduit le Zen en France.

         « La pratique du Zen ».

- Thich Nhat Hanh (né en 1926).

         « La Sérénité de l’instant ».

         « L’Esprit d’amour ».

         « La Respiration essentielle ».

         « Le Silence foudroyant ». 


École du Vajrayana.

         Le bouddhisme Mahayana se diffuse au Tibet à partir du 7° siècle. Ce « bouddhisme tibétain », qui assimile des éléments provenant de la tradition locale le Bön, possède des caractéristiques spécifiques qui font de lui une École particulière appeler Vajrayana « Véhicule de Diamant ». On nomme également le bouddhisme tibétain Tantrayana, « Véhicule des Tantras ».

         La complexité du bouddhisme tibétain justifie quelques brèves explications. Ce bouddhisme qui rayonna sur les pays proches se subdivise en plusieurs ordres monastiques possédant des corpus d’enseignements distinct. Il existe quatre ordres monastiques principaux :

Nyingmapa.

         Le plus ancien fondé par Padmasambhava au 8° siècle.

Guelougpa.

         Attisha fonda l’ordre Kadampa qui, réformé au 11° siècle par Tsonghkapa prit le nom de Gueloupa.

Sakyapa.

         Fondé par Domi au 11° siècle.

Kagyupa.

         Fondé par Marpa (1012-1097).

         Ces quatre ordres monastiques sont porteurs d’enseignements d’une haute valeur spirituelle. D’autres lignées se sont développées, mais elles se rattachent à l’une de ces quatre obédiences.

         La littérature du Véhicule de Diamant (Vajrayana) est très riche. On y trouve la traduction de textes indous du Grand Véhicule (Mahayana) et du Véhicule des Anciens (Theravada). Mais également un ensemble de textes écrits au Tibet. Mentionnons :

« Le Bardo-Thôdol ».

         Ouvrage couramment traduit sous le titre :« Livre des morts tibétain », qui souligne la subjectivité des états posthumes. La signification littérale de son titre étant : « Délivrance par audition dans l’état intermédiaire ».

Maitres récents :

         Citons quelques Maitres contemporains de l’École du Vajrayana, qui ont été largement diffusés en occident, et dont les enseignements ont de profondes affinités avec ce que nous proposons :

- Kyabjé Dudjom Rimpoché (1904-1958).

         « Petites instructions essentielles ».

         « Une lampe sur le chemin de la Libération ».

         « La Voie de l’Éveil ».

- Kalu Rimpotche (Lama Vajradhara Kalu Rimpotche) (1904-1989).

         « Instructions fondamentales Introduction au bouddhisme Vajrayana ».

- Chögyam Trungpa Rimpoché (1939-1987).

         « Pratique de la voie tibétaine ».

         « Méditation et action ».

- Kyabje Bokar Rimpotché 1940-204).

         « L’Aube de Mahamoudra ».

         « Profondeur de la Sagesse ».

         « Mort et art de mourir dans le bouddhisme tibétain ».

         « La porte du sens définitif ».

- Lama Tarthang Tulku (né en 1937).

         « L’Esprit caché de la Liberté ».

- Sogyal Rimpoché (né en 1947).

         « Le Livre tibétain de la vie et de la mort ».

- Tenzin Wangyal (représentant la tradition Bön).

         « Les prodiges de l’esprit naturel ».

 

CONVERGENCES AVEC LE JUDAÏSME 

         Une convergence entre l’Advaïta et le Judaïsme peut être trouvée dans certains textes de la Kabbale. 


Livres d’introduction au judaïsme.

- Martin Buber.

         « Judaïsme ».

- André Chouraqui.

         « La pensée juive ».

- Moise Maïmonide.

         « Le Guide des égarés ». Cet ouvrage permettra une vue d’ensemble de l’appréhension théologique de la tradition juive.

- Bahya Ibn Paqûda

         Avec « Les devoirs du cœur » nous trouvons la pureté d’un judaïsme intériorisé qui s’ouvre sur la dimension ésotérique avec « l’adhésion à Dieu ». 


Introduction à la Kabbale :

         La Kabbale étant d’un accès difficile nous recommandons des auteurs modernes qui permettront au lecteur d’entrer dans son univers culturel.

- Georges Lahy.

         « Dictionnaire encyclopédique de la Kabbale ». On y trouvera les concepts clefs de la Kabbale et une présentation des grands Maitres de la Kabbale et de leurs œuvres.

- Charles Mopsik

         A écrit des nombreux livres, réaliser des traductions et des anthologies sur la Kabbale qui constituent une excellente introduction à celle-ci. 


Approfondissement de la Kabbale :

- Leo Schaya.

         « L’homme et l’Absolu selon la Kabbale ». Nous conseillons de commencer l’approfondissement de la Kabbale par cet ouvrage dans lequel on verra la manière dont la tradition juive parvient à l’union avec le Divin.

- Hayim Vital.

         Qui transmit l’enseignement oral de son Maitre Isaac Louria Ashkénazi.

- Moise de Léon.

         À qui la critique moderne attribue la paternité du Zohar mais qui écrivit d’autres ouvrages tels que « Le sicle du sanctuaire ».

- « Le Zohar ».

         Se révèle être une étude indispensable. Le lecteur moderne trouvera dans cette œuvre monumentale, d’une lecture parfois difficile, de nombreux passages ne présentant pour lui aucun intérêt. Mais il découvrira également des développements extrêmement riches. 


Hassidisme :

         Une convergence entre l’Advaïta et le Judaïsme peut également être trouvée dans certains écrits du Hassidisme.

- Dov Baer de Loubavitch.

         « Lettres aux hassidim sur l’extase ».

- Israël Baal Shem Tov, le Besht.

         « Tsavaat ha-Rivash ».

- Menahem Mendel de Vitebsk.

         « Peri ha-Aret ».

- Shneour Zalman de Liady.

         « Tanya, Biur Tanya ».

 

CONVERGENCES AVEC LA GRECE ANTIQUE 

         De l’Orphisme, des différentes Écoles de Mystères et des enseignements de Pythagore il ne nous reste aucun traité.

         Platon (vers 428 av. J.-C – 347 av. J.-C), a durablement orienté la pensée occidentale et l’on trouve chez lui des brides d’enseignements traditionnels plus anciens.

         Nous recommandations de lectures concerneront ce que l’on appelle le « néo-platonisme), courant spirituel dans lequel la pensée grecque arrive à son apogée et exprime de nombreuses concordances avec la pensée hindoue.

         Nous indiquerons les trois principaux représentants :

- Plotin (205-270).

- Porphyre (234-310). Disciple de Plotin.

- Jamblique (250-330). Disciple de Porphyre.

 

CONVERGENCES AVEC LE CHRISTIANISME 

Le Nouveau Testament.

         Bien que la dimension ésotérique du Christianisme ne soit pas officiellement reconnue. C’est dans « l’Évangile de Saint-Jean » que s’exprime la notion ésotérique d’unité entre le Père, le Christ et ces disciples. Reste a ne pas faire de ce texte une exégèse réductrice comme c’est souvent le cas. 


Les apocryphes.

         Le plus intéressant de ces textes est « l’Évangile de Thomas ». 


Le gnosticisme chrétien.

         Alors que dans ce que l’on appelle « le gnosticisme chrétien » des premiers siècles de nombreuses aberrations spirituelles ont été formulées,  la « Pistis Sophia » est un ouvrage très intéressant. 


La Haute Mystique.

         On trouvera une expression de l’ésotérisme chrétien et une convergence entre l’Advaïta et le Christianisme en étudiant la « Haute mystique chrétienne ». Haute mystique qui se distingue de la « basse mystique »focalisée sur les phénomènes extraordinaires, les miracles, les visions. 


Introduction au christianisme.

         La meilleure introduction au christianisme nous la trouvons dans Saint Augustin :

         « De la doctrine chrétienne ».

         On approfondira sa connaissance de la théologie chrétienne avec Saint Thomas d’Aquin :

         « Somme théologique ». 


Maitres fondamentaux :

         Parmi les représentants de la Haute mystique chrétienne ceux qui sont pour nous les plus essentiels sont les suivants :

- Maitre Eckart (Johannes Eckart dit) (vers 1260 – vers 1327.

         « Les Sermons ».

- Angelus Silesius (1624-1677).

         « Le Pèlerin chérubinique ».

- Saint Jean de la Croix (        1542-1591).

         « Nuit Obscure ».

         « Montée du Carmel ».

         « La vive flamme d’amour ».

         « Les cantiques spirituels ». 


Autres Maitres de la Haute mystique :

         Nous citerons, dans les différentes Églises, quelques représentants de cette Haute mystique :

- Clément d’Alexandrie (vers 140-vers 220).

         « Stromates ».

- Saint Macaire d’Égypte (vers 300-390).

         « Homélies spirituelles ».

- Grégoire de Nazianze (vers 335-vers 390).

         « Discours théologiques ».

         « Homélies ».

         « Lettres ».

- Evagre le Pontique (345-399).

         « Traité de l’Oraison » (De Oratione). Certains attribuent cet opuscule à Saint Nil.

- Saint Grégoire de Nysse (vers 335 – vers 394).

         « De la création de l’homme ».

         « De l’âme et de la résurrection ».

- Jean Cassien (360-435).

         « Conférences ».

- Denis l’Aréopagite (vers 500).

         « Théologie mystique ».

         « Les Noms divins ».

- Maxime le Confesseur (580-662).

         « Opuscules théologiques et polémiques ».

- Saint Jean Climaque (vers 580-vers 650).

         « L’Échelle Sainte ».

- Jean Damascène (vers 640- vers 710).

         « La source de la connaissance ».

- Jean Scot Erigène (810-870).

         « Commentaires sur l’Évangile de Jean ».

         « Homélie sur le Prologue de Jean ».

         « Commentaire sur la « Hiérarchie céleste » du Pseudo-Denys ».

- Saint Syméon le Nouveau Théologien (949-1022).

         « Traités théologiques et éthiques ».

         « Hymnes de l’amour divin ».

         « Chapitres théologiques et mystiques ».

- Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153).

         « Traité de l’Amour de Dieu ».

         « Des degrés de l’humilité et de l’orgueil ».

- Marguerite Porete (Vers 1250-1310).

         « Le Miroir des âmes simples et anéanties ».

- Jan Van Ruysbroeck (1293-1381).

         « L’Ornement des noces spirituelles ».

         « Le Royaume des amants de Dieu ».

- Saint Grégoire de Palamas (1296-1359).

         « Triades pour la défense des saints hésychastes ».

         « Théophanès ».

-Henri Suso (Heinrich Seuse) (1296-1366).

         « Le livre de la Vérité ».

- Johann Tauler (vers 1297-1361).

         « Sermons ».

- « Imitation de Jésus-Christ » (ouvrage anonyme attribuer à Thomas Hemerken dit « Thomas Kempis » (1379-1471).

- « Théologie germanique » (14°siècle). Ouvrage anonyme que Luther préfaça.

- Nicolas de Cues (1401-1464).

         « La docte ignorance ».

         « Le Principe ».

-Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582).

         « Le Château intérieur », également appelé : « Les Demeures ».

- Jakob Böhme (1575-1624).

         « La Voie vers le Christ ».

         « Mysterium magnum ».

- Frère Laurent de la Résurrection (vers 1614-1691).

         « L’expérience de la présence de Dieu ».

- Miguel de Molinos (1628-1696).

         « Guide spirituel ».

- Fénelon(1651-1715).

         « Explications des maximes des saints sur la vie intérieure ».

- William Law (1686-1761). Disciple de Jakob Böhme.

         « La Voie de la Science Divine ».

- Nicodème l’Hagiorite (1748-1809).

         « Philocalie » (Philocalie des Saints Nêptiques). Anthologie réaliser avec la collaboration de Macaire Notaras, évêque de Corinthe. On y trouve rassembler des textes de plus de trente mystiques.

- Vladimir Sergueïevitch Soloviev (1853-1900).

         « La crise de la philosophie occidentale ».

         « Le Sens de l’Amour ».

         « La Justification du Bien ».

- Serge Boulgakov (1871-1944).

         « La Sagesse divine et la théanthropie ».

- Sœur Élisabeth de la Trinité (1880-1906).

         Des « Œuvres complètes » ont été publiées.

- Nicolas Berdiadev (1874-1948).

         « Le Sens de l’acte créateur ».

         « Esprit et Réalité.

- Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955).

         « Hymne de l’Univers ».

- Thomas Merton (1915-1969).

         « Le Nouvel Homme ».

         « Zen, Tao, Nirvana : esprit et contemplation ».

 

CONVERGENCES AVEC L’ISLAM 

Coran et Hadits.

         Le Coran, mis à part quelques passages permettant une exégèse ésotérique est un texte résolument exotérique. Par contre dans les différents recueils de Hadits, c’est-à-dire des paroles du Prophète prononcées devant des témoins on trouvera certains propos relevant très clairement de la perspective ésotérique. 


Le Soufisme et le Shi’isme.

         On trouvera une convergence entre l’Advaïta et l’Islam en étudiant le Soufisme et l’ésotérisme Shi’ite. 


Livres d’introduction à l’islam.

- Emile Dermenghem.

         « Mahomet et la tradition islamique ».

- Cheikh Si Hamza Boubakeur.

         « Traité moderne de théologie islamique ». 


Livres d’introduction à la dimension ésotérique de l’islam.

- « Les Voies d’Allah ». Ouvrage collectif sous la direction d’Alexandre Popovic et Gilles Veinstein. Contient une bonne information sur les Ordres mystiques et les confréries du monde musulman.

- Henry Corbin « En islam iranien ». (Sept volumes). Irremplaçable en ce qui concerne le Shî’isme, ces grands Maitres et les différents courants de pensée.

- Faouzi Skali.

         « La Voie Soufie ».

- Seyyed Hossein Nasr.

         « Essais sur le Soufisme ». 


Maitres fondamentaux :

         Parmi les représentants de la dimension ésotérique de l’islam rejoinant l’Advaïta-Vedanta, ceux qui ont le caractère le plus essentiel sont les suivants :

- Ibn ‘Arabî (1165-1240).

         « Fuçûç al-Hikam » constitue son chef-d'œuvre. Il existe une traduction intégrale de ce texte réaliser par Charles-André Gilis sous le titre : « Le Livre des chatons des Sagesses ». Le même texte a fait l’objet d’une traductionpartielle par Titus Burckhardt sous le titre : « La Sagesse des Prophètes ».

         « Le Livre des théophanies » (Kitâb al-tadjalliyât).

- Awhad al-Dîn Balyânî (mort en 1288).

         « Épître sur l’Unicité Absolue » (Risâlat al-ahadiyya).

- Cheik Arslân (vers 1080-1160).

         « Épitre sur l’Unicité Divine » (Al-Risâla Fî L-Tawhîd). Eric Geoffroy en a donné une traduction commentée dans « Djihâd et Contemplation ». 


Autres Maitres :

         Dont nous recommandons la lecture :

- Hallâj (vers 857-922).

         « Diwân ».

- Bistami (mort en 874 ou 877). Également connus sous le nom de Bayazîd.

         « Les dits de Bistami » (Shatahât).

- Kalâbâdhî (vers 925-990)

         « Livre de l’information sur la doctrine des hommes du Soufisme » (Kitâb al-ta’arruf li-madhhad ahl-al-tasawwuf). Traduis sous le titre : « Traité de Soufisme ».

- Ghazâlî (1058-1111).

         « La revivification des sciences religieuses » (Ihya ‘ulum ud-dîn).

- ‘Attâr (vers 1140-vers 1230).

         « Le Livre Divin » (Ilahî-namah).

         « Le Livre des Conseils » (Pand-nâmah).

- Sultân Valad (vers 1148-1231).

         « Connaissances mystiques » (Ma’arif).

- Sohrawardî (1155-1191).

         « Le livre de la théosophie orientale (Kitâb Hikmât al-Ishrâq).

         « L’Archange empourpré ».

- Rûmi  (1207-1273).

         « Le Livre du Dedans » (Fîhî-mâ-fîhi).

         « Odes mystiques » (Dîwân).

         « Mathnavî ».

- ‘Ata’ Allâh al-Iskandarî (1259-1309).

         « De l’abandon de la volonté propre »

- Yunus Emre (mort vers 1320).

         « Livre des Préceptes » (Risâlat al-nushiyya).

         « Dîwan ».

- ‘Abd al-Kârîm al-Jîlî (1365-1428).

         « L’Homme universel » (al-insân al-kâmil).

- Molla Sadrâ Shîrazî (1572-1640).

         « Le Livre des pénétrations Métaphysiques ».

Emir Abd el-Kader (1808-1883).

         « Le Livre des Haltes » (Kîtâb al-Mawâqif).

- Hazrat Inayat Khan (1882-1927). Il introduisit le Soufisme en occident et y implanta un Ordre soufi.

         « Un thème de méditation pour chaque jour ».

- Irina Tweedie (1907-1966).

         « L’abîme de feu : l’expérience de libération d’une femme à travers les enseignements d’un maitre soufi ».

 

LE PERENIALISME 

         Le Pérennialisme est un courant de pensée qui considère qu’il existe une « Sophia Perenis », une Sagesse pérenne et universelle. Sagesse éternelle qui est commune a toutes les grandes traditions et qui constitue l’essence ésotérique de celle-ci.

         Le Pérennialisme est en relation directe avec l’hindouisme dont le non véritable est Sanatâna Dharma. Ce qui signifie : expression de la Loi divine qui perdure. On entend par « qui perdure » le fait que cette Loi, cet Ordre (Dharma), cette Vérité divine demeure en ces fondements identique à elle-même au travers de tous les cycles historiques et de tous les cycles cosmiques.

         En étudiant les ouvrages de ce courant de pensée, vous ne trouverez pas des outils pour votre « Réalisation spirituelle », mais vous développerez la compréhension de l’universalisme spirituel traditionnel.

         Nous nous contenterons d’indiquer quelques auteurs dont l’œuvre au sein de ce courant de pensée est d’une importance capitale.

- René Guénon (1886-1951).

         L’œuvre de René Guénon est fondamentale, car c’est lui qui inaugura en occident une nouvelle expression du Pérennialisme. Pour aider à une connaissance de l’ensemble de sa pensée, nous recommandons « Le dictionnairede René Guénon » de Jean-Marc Vivenza dans lequel on trouvera une explication de tous les mots clefs, avec la référence des textes dans lesquelles Guénon développe les notions correspondantes.

         De René Guénon nous recommandons :

         « Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues ».

         « L’Homme et son devenir selon le Vedanta ».

         « Aperçus sur l’initiation ».

         « Initiation et réalisation spirituelle ».

         « La Grande Triade ».

         « Les États multiples de l’Être ».

         « Le symbolisme de la Croix ».

         « Autorité spirituelle et Pouvoir temporel ».

         « La Crise du Monde Moderne ».

         « Symboles de la science sacrée ».

- Ananda Coomaraswamy (1877-1947).

         De cet auteur nous recommandons :

         « Une nouvelle approche des Védas ».

         « Aspects de l’Hindouisme ».

         « Hindouisme et Bouddhisme ».

         « La Pensée de Gotama, le Buddha ».

         « La signification de la Mort Études de psychologie traditionnelle ».

         « La Doctrine du Sacrifice ».

         « L’Arbre inversé ».

         « La Porte du Ciel Essais sur la métaphysique de l’architecture traditionnelle ».

         « La philosophie chrétienne et orientale de l’art ».

- Frithjof Schuon (1907-1998).

         De cet auteur nous recommandons :

         « De l’Unité transcendante des Religions ».

         « Résumé de Métaphysique intégrale ».

         « L’ésotérisme comme Principe et comme Voie ».

         « Christianisme / Islam Visions d’œcuménisme spirituel ».

         « Comprendre l’Islam ».

         « Logique et Transcendance ».

- Titus Burckhartdt (1908-1984).

         De cet auteur nous recommandons :

         « Introduction aux Doctrines Esotériques de l’Islam ».

         « L’Alchimie, Science et Sagesse ».

         « Alchimie Sa signification et son image du monde ». 


Étude comparative des traditions

         En complément de l’étude des auteurs se rattachant au courant de pensée du Pérennialisme. Un ensemble de connaissances portant sur l’étude comparative des traditions est indispensable. Nous recommandons :

- Mircea Eliade

         « Traité d’Histoire des religions ».

         « Histoire des croyances et des idées religieuses ».

- Encyclopédie de la Pléiade. Ouvrage collectif.

         « Histoire des religions »

 

SOUHAITS 

         Nous souhaitons à tous de bonnes lectures.

         Les livres ne sont que des reflets au sein du Réel.

         Mais parfois le reflet brille d’un éclat révélateur !

         Puisse l’étude être pour tous le support à la réalisation des « sauts intuitifs » dans lesquels la certitude vécue du Vrais est obtenu.

 

APPEL 

         Conscient des imperfections des indications bibliographiques que nous proposons nous invitons les lecteurs à nous aider à l’améliorer.

         Si vous pensez que nous avons négligé des auteurs ou des livres importants, adressez-nous le maximum de renseignements. Après étude nous envisagerons d’indiquer cet auteur dans une mise à jour ultérieure.

 

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