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Initiation

 

La nature de l’initiation 

 

- Définition de l’initiation,

         Une initiation c’est une introduction, un apprentissage.

         Spirituellement parlant, c’est recevoir un enseignement libérateur qui ne se transmet qu’individuellement.

         Recevoir l’initiation c’est bénéficier de la transmission des différentes étapes de la pratique que nous proposons.

         Il n’y a pas chez nous une série d’initiation, comme c’est le cas dans certaines écoles traditionnelles. Il n’y a qu’une initiation, puisque l’usage de ce terme désigne la réception de la transmission de l’ensemble de la hiérarchie des étapes et des enseignements permettant la progression spirituelle du pratiquant.

 

- Caractère temporaire de l’initiation

         L’initiation est une transmission spirituelle qui dure un nombre d’années limité. Le caractère temporaire de l’initiation distingue radicalement celle-ci des multiples adhésions spirituelles qui sont des adhésions à vie.

         La réception initiatique s’achève avec la transmission de la dernière étape de l’initiation.

 

- Symbolisme de la seconde naissance.

         L’initiation est temporaire, car son but est d’introduire celui qui la reçoit dans un nouvel « état d’être », dans un vécu intérieur particulier que l’on appelle symboliquement « seconde naissance », car il s’agit d’une émergence dans une appréhension radicalement différente de la vie humaine.

         Dans cette obtention de cette « seconde naissance », le dialogue spirituel joue un rôle important, car il constitue une maïeutique, un accouchement spirituel permettant la découverte en soi même des Vérités de l’enseignement.

         Celui qui a reçu l’initiation devient un « deux fois né ». Sa première naissance était une naissance physique, la seconde est une naissance spirituelle.

         Mais il importe de distinguer la « seconde naissance » octroyée d’une manière purement symbolique par des initiations rituelles, de la seconde naissance dont nous parlons qui se caractérise par une capacité de vécu intérieur.

 

- Absence d’innovation.

         Pas d’innovation, rien de nouveau, de mystérieux ou d’extraordinaire, dans l’enseignement qui est transmis. Des « compréhensions profondes » modifiant la structure conceptuelle au travers de laquelle nous appréhendons le monde, avant de rejeter la totalité des conditionnements intellectuels, des prises de conscience nous acheminant vers la constatation d’une sublime évidence. L’évidence de notre liberté, de notre félicité et de notre transcendance éternelle.

         Puisse CELA être vécu par tous, sans attendre !

 

 

Les objectifs de l’initiation 

 

         Traçons les objectifs essentiels de l’initiation qui est proposée :

 

- Premier objectif :

         Dispenser une authentique initiation traditionnelle, dans le sens que René Guénon donnait à ce terme.

 

- Deuxième objectif :

         Se fonder sur les Écritures sacrées et sur les Maîtres exprimant l’orthodoxie de l’Advaïta Vedanta. Ne pas proposer un enseignement sur la Non-Dualité qui sous prétexte d’adaptation ne constitue qu’une forme de trahison.

 

- Troisième objectif :

         Ne pas s’enfermer dans une forme de néo-hindouisme, mais au contraire développer la perspective de l’universalisme en démontrant la convergence des grandes traditions.

 

- Quatrième objectif :

         Que l’initiation soit octroyée par des instructeurs ayant une vie professionnelle et familiale, prenant en charge des groupes de pratiquants dans une structure totalement décentralisée.

 

- Cinquième objectif :

         Pour réagir contre un ensemble de dérives modernes, que ces instructeurs ne se présentent pas comme des Maîtres, ou des Gurus. Mais de simples « amis spirituels » guidant ceux qui le désirent sur le Sentier qu’ils ont eux-mêmes parcouru. Ceux qui sont en recherche de dépendance n’ont donc rien à faire avec nous.

 

- Sixième objectif :

         Utiliser le support des techniques de l'Asthanga-Yoga pour parvenir à vivre la Gnose libératrice qu'expriment les Vérités de L'Advaïta-Vedanta.

 

- Septième objectif :

         Conserver l’indispensable caractère non point d’ascétisme, mais d’ascèse, de discipline exigeante, sans laquelle la Non-Dualité n’est qu’une rêverie sentimentale. Tourner résolument le dos aux édulcorations du « Nouvel Âge » et du "Néo Advaïta" qui rejette les pratiques et les disciplines traditionnelles et qui sont obsédées par la recherche du bien-être, des expressions passionnelles et des satisfactions égotiques.

 

 

L’obtention de la Délivrance 

 

- Définition de la Délivrance.

         Il existe diverses formes d’initiation, les unes de type exotérique, les autres de type ésotérique.

         La perspective ésotérique qui est la nôtre a pour but l’obtention du vécu intérieur appelé Délivrance (Moksa) dans l’Advaïta Vedanta.

         On entend par Délivrance la disparition de l’illusion à cause de laquelle nous croyons être emprisonnés dans le corps, le mental, le temps et l’espace.

         Ainsi, toute forme de vie, du ver de terre à l'archange, est emprisonnée dans l’illusion du temps, de l'espace et d’une corporéité spécifique. Vécu d’emprisonnement qui s'accompagne de l'asservissement aux lois de causes à effet qui régissent tous les mondes, qu'ils soient physiques, psychiques ou spirituels. Que la condition d'archange soit beaucoup plus agréable que celle de ver de terre ne change rien au problème. Être délivré c'est ne plus subir les vicissitudes de cet emprisonnement fictif et connaître la liberté et la béatitude qui en résultent.

         La Délivrance est possible, non point dans la promesse d'une "autre vie », mais ici même, en la présente existence.

         Elle est possible par la découverte vécue de notre Soi (Atmâ), de notre Identité réelle et transcendante au-delà du corps et du mental, auxquels nous faisons l'erreur de nous identifier.

         Identité qui est de même nature que l’Absolu (Brahman), que Dieu, et dont la transcendance s’accompagne d’une immanence qui réside au cœur de toutes les formes d’existence. Une immanence en raison de laquelle le Divin réside en nous même, en tant que nous-mêmes.

         Si la croyance est nécessaire pour entreprendre une quête spirituelle, le but est de passer de la croyance au Savoir. Ce Savoir c’est la connaissance vécue de notre Soi, de notre Identité transcendante qui constitue une Gnose, une Connaissance libératrice que nous appelons « Réalisation spirituelle » et qui est l’objectif que veut atteindre l’initiation.

         C'est donc l'accès à cette expérience pour tous ceux qui ont le sérieux et la persévérance requise que se propose de transmettre l’initiation. Expérience que l’on ne saurait recevoir de l’extérieur, mais qui ne peut que se découvrir «en soi-même », par « soi-même » puisqu’elle constitue le dévoilement de notre véritable « Soi », de notre Identité ultime.

         Nous transmettons les « outils initiatiques”, mais le travail, et les résultats qui en découlent sont l’affaire de chacun.

 

- Remarque.

         Certains se sont imaginé que la Délivrance était réservée à des grands Sages. En affirmant cela, ils ne font rien d’autre qu’exprimer une résistance secrète du petit ego qui préserve ainsi l’illusion de son existence.

         En vérité, la Délivrance est possible pour tous ceux qui le souhaitent.

         On ne peut à la fois vénérer des grands Sages et déclarer que la Délivrance leur est réservée alors que ces Sages ont dit qu’elle était accessible à tous.

         De deux choses l’une :

         Soit la Délivrance n’est pas accessible à tous et en ce cas les Sages qui se sont trompés sur un point aussi fondamental n’ont aucune Sagesse et ne sont pas de véritables Sages.

         Soit la Délivrance est accessible à tous et les Sages sont de véritables Sages.

 

 

La loi du petit nombre 

 

- Une contradiction apparente.

         Après avoir déclaré que la Délivrance était accessible à tous, nous allons maintenant affirmer que l’Enseignement de la Délivrance ne concerne à chaque génération humaine qu’un petit nombre de personnes.

         Dans cette double déclaration : la Délivrance est accessible à tous, sa Réalisation ne concerne qu’un petit nombre, il n’y a aucune espèce de contradiction ou de paradoxe.

         La Délivrance est accessible à tous, c’est un fait.

         Mais sa Réalisation ne concerne qu’un petit nombre, car seul un petit nombre de personnes s’intéressent à son obtention et parmi ce petit nombre un nombre encore plus petit est disposée à faire les efforts qui sont nécessaires pour cette obtention.

 

- Une évidence oubliée par certains.

         Bien que tous les hommes soient potentiellement capables de se Délivrer,

depuistoujours les initiations traditionnelles sont des systèmes élitistes, peu importe si ce mot déplaît à certains.

         Dès lors, vous comprenez pourquoi notre Confrérie initiatique ne recherche pas à rassembler un grand nombre de personnes. Elle s’adresse au « petit nombre » de ceux qui sont déterminés à effectuer avec persévérance un travail sérieuxsur eux-mêmes.

         Dans un système traditionnel, qui ne s’est pas perverti en une diffusion commerciale permettant à des gens de vivre de l’enseignement qu’ils donnent, cet enseignement n’est pas donné à tous, entendez par là « à tous ceux qui paient ». Cet enseignement est donné à tous ceux qui persévèrent dans le désir de sa réception et dans la nécessité d’un travail intérieur.

 

- Distinction entre les appelés et les élus.

         La différence entre ceux qui s’intéressent à l’obtention de la Délivrance et ceux qui ne s’y intéressent pas est traditionnellement comparée à un « appel », et cet « appel » provient de la Grâce divine.

         Si vous vous intéressez à la possibilité de Délivrance, si vous lisez cette brochure sans n’y voir qu’un ramassis d’insanité, vous avez été « appelé ».

         Puisque tous les hommes peuvent se Délivrer la Délivrance est possible pour vous.

         Allez-vous effectivement vous Délivrer ?

         Cela dépend de vous.

         Êtes-vous prêt à faire les efforts nécessaires pour passer du « petit nombre » des « appelé », au nombre encore plus restreint de ceux qui deviennent des élus ».

         Vous avez été « appelé » par la Grâce divine, ou bien en langage non dévotionnel, par un désir de l’Unique qui veut se connaître en vous-même.         Vous avez été « appelé », non parce que des anges ont eu la mauvaise idée de vous déranger en pleine nuit en frappant à votre porte, mais parce que vous êtes en état de « recherche spirituelle ». Votre « recherche », c’est votre « appel ».

         Mais pour passer du stade « d’appelé » à celui « d’élu », il vous faudra dépasser bien des résistances intérieures. Car en vous tout ne souhaite pas le spirituel, il y des attachements, des passions, des obscurités intellectuelles qui s’y opposent.

 

- Notre volonté de sélection.

         C’est très bien de vouloir recevoir l’initiation, mais dans le cadre traditionnel qui est le nôtre la question qui se pose est :

         « Avez-vous pour cela les prédispositions spirituelles (adhikâra-dheda) requises, faisant de vous une personne ayant la structure personnelle qui est nécessaire pour recevoir adéquatement l’initiation ?

         C’est pour vous aider à répondre à cette question, et ainsi éviter aux instructeurs de perdre du temps avec des personnes qui n’auraient pas les aptitudes nécessaires que nous avons écrit cette brochure.

         Loin de chercher à rassembler le maximum de gens, un instructeur, ou une instructrice s'attache à écarter de la réception initiatique, les personnes qui se révèlent ne pas présenter les dispositions requises. Car si tout le monde est capable de Délivrance, tout le monde n’a pas les dispositions intérieures afin de chercher cette Délivrance avec la sincérité, le sérieux, l’ardeur et la persévérance qui sont nécessaires.

 

- Absence de prosélytisme.

         Pour respecter la loi du petit nombre qui est inhérent à toute initiation ésotérique, il faut éviter le prosélytisme désordonné qui ne respecte pas la loi du petit nombre, inhérente à l'efficacité de toute transmission authentiquement ésotérique.

         L’ésotérisme, cœur intérieur des traditions, ne concerne que le « petit nombre », non parce que la Connaissance est réservée à une catégorie de privilégiés, mais parce que nombreux sont ceux qui ne s’y intéressent pas, et parmi ceux qui s’y intéressent seule une minorité accomplit la démarche intérieure qui est nécessaire.

         Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi.

         Aucune « démocratisation », aucune vulgarisation n’est possible dans le domaine de l’initiation.

         Polarisez toute votre énergie pour faire partie du « très petit nombre » de ceux qui réussissent et peuvent ainsi aider ceux qui cherchent.

 

Perspective interconfessionnelle 

 

- L’absence d’exclusivisme

         Une personne recevant l’initiation que nous transmettons peut par ailleurs réaliser d’autres pratiques spirituelles. Il n’y a pas d’exclusivisme dans l’adhésion à notre Enseignement.

         Par contre, ce qui est demandé à celui qui reçoit une étape de l’initiation c’est de pratiquer l’intégralité du programme spirituel qui lui est donné. Elle ne doit pas pratiquer partiellement ce que nous lui avons transmis et partiellement des pratiques relevant d’autres écoles spirituelles. C’est l’intégralité du programme transmis qu’elle doit accomplir et à cela elle peut ajouter ce qu’elle désire.

 

- L’absence d’esprit missionnaire.

         Notre transmission de l’Advaïta-Vedanta, n’inclut de notre part aucune volonté de constituer un mouvement de type « néo-hindouiste », aucune tentative de conversion. Nous nous référons à la tradition hindoue, car notre enseignement et notre pratique puisent dans la richesse de la sagesse immémoriale qu’elle véhicule, mais il reste évident pour nous que chacun est libre de conserver la foi qui est la sienne, à condition que celle-ci ne relève pas d’un exclusivisme sectaire, incompatible avec l’orientation universelle de notre enseignement.

         L’hindouisme n’est pas une religion missionnaire et l’on ne peut se convertir à l’hindouisme, on naît hindou, on ne le devient pas. Tout comme, en fonction de son karma, de la spécificité de notre destinée, on naît européen, ou asiatique. Mais ceci ne signifie pas que les Vérités métaphysiques que porte la tradition hindoue sont réservées aux hindous, elles sont au contraire offertes à l’humanité entière.

 

- La volonté d’inter confessionnalité.

         RamanaMaharshi n’a jamais cherché à « convertir » qui que ce soit, car le Soi (Atmâ) l’identité véritable de chaque personne, au-delà des apparences humaines, est la même pour tous, derrière les croyances, les opinions et les adhésions du mental et de l’intellect.

         Voici pourquoi nous proposons un travail spirituel interconfessionnel s’adaptant à la spécificité de chaque personne. Au chrétien, il sera proposé en début d’initiation une « méditation sur le Christ », ou sur d’autres aspects de sa foi. Au juif, au musulman, au bouddhiste, il est proposé des techniques en accord avec leur positionnement confessionnel.

         A cela s’ajoutent, y compris pour ceux qui ne se rattachent à aucune tradition, les prédispositions qui sont propres à ce que l’on peut appeler leur « typologie spirituelle ».

         Pour nous, l’ésotérisme est une dimension spirituelle intérieure qui se retrouve identiquement à la cime de chacune des grandes traditions spirituelles de l’humanité, et la diversité de Sentiers converge vers l’universel sommet.

         Pour nous, toutes les religions et toutes les grandes traditions proviennent de Révélations divines, et ont pour origine la même Réalité transcendante.

         Au regard de cette vérité les enseignements spirituels peuvent se classer en deux catégories : D'une part nous avons des enseignements sectaires qui se déclarent être les seuls possesseurs de la Vérité, d'autre part nous avons des enseignements qui, reconnaissant qu'ils ne font que proposer un des chemins spirituels menant vers l'universelle Réalité divine, font preuve de tolérance vis-à-vis des autres sentiers.

         La Maïeutique va beaucoup plus loin que cela, car c'est un travail initiatique authentiquement interconfessionnel que son enseignement propose. Il en est ainsi, car les techniques initiatiques qu'elle transmet peuvent s'adapter à n'importe quelle croyance.

         Le chrétien pourra se recueillir en méditant sur le Christ, le musulman sur des formules coraniques, le Juif sur des concepts de la Kabbale, le bouddhiste sur des éléments du Dharma, le Chinois sur le Tao, et l'hindouiste sur son Isthadévata.

         Il en est ainsi, car les mêmes techniques contemplatives, les mêmes techniques d’Éveil spirituel, peuvent être utilisées sur les thèmes de recueillement, ou de prises de conscience, à la fois différents et convergents.

         La diversité des objets de contemplations, ou de prise de conscience finit par aboutir au vécu de la même, unique et universelle ineffabilité transcendante, qui constitue à la fois la source et l'aboutissement de toutes les religions, et à laquelle la multiplicité des Traditions a donné de multiples noms.

         Ainsi la Maïeutique transmet à chacun une science ésotérique lui permettant d'approfondir l'Essence de sa foi.

 

- Le cas des personnes travaillant dans d’autres écoles ésotériques.

         L’inter confessionnalité concerne les rapports entre les pratiques exotériques d’une religion et les pratiques ésotériques que nous transmettons. Il n’y a pas d’interférence entre ces deux pratiques, car elles ne se situent pas au même niveau. Le cas est différent lorsqu’une personne s’adonne à un travail spirituel de type ésotérique relevant d’une autre école.

         Nous n’interdisons cependant pas aux personnes recevant l’initiation de travailler dans le cadre d’autres écoles ésotériques; cependant, il faut savoir que lorsqu’elles reçoivent une direction spirituelle personnelle dans ces autres écoles, à un certain moment de sérieuses interférences risquent de se produire. Interférences pouvant aller jusqu’à compromettre l’accomplissement du processus libérateur. Mais de cela elles seules seront responsables.

 

Le Principe de gratuité

 

- L’importance du contenu des enseignements.

         On ne doit pas juger un enseignement spirituel sur le fait qu’il soit payant, ou gratuit, mais sur la valeur de son contenu.

         Ainsi, certains enseignements spirituels éminemment respectables et de très bonnes qualités sont diffusés d’une manière payante et ne méritent aucune critique.

         La nécessité de faire payer la réception de l’enseignement est notamment évidente dans des traditions où les pratiquants doivent entretenir un clergé, ou des ordres monastiques. Mais à côté de ces cas légitimes, il existe un ensemble de petits écrivains et conférenciers dont le cas purement égotique est éminemment critiquable.

 

- La mesure que nous avons prise.

         Le principe de gratuité est une mesure que nous avons adoptée, et qui nous a paru indispensable pour réagir contre l’infamie de la commercialisation du spirituel qui sévit à notre époque. Commercialisation souvent insidieuse dont profite un ensemble d’individus qui auraient sérieusement besoin de cesser de « jouer au Maître » et de pratiquer une authentique discipline spirituelle.

         En effet à notre époque prolifère l’infamie d’une commercialisation du spirituel exploitant honteusement les aspirations de chercheurs sincères.

         Il fallait donc nous démarquer radicalement de tous les commerçants du spirituel en instaurant la règle de la gratuité.

         C’est donc d’une manière totalement gratuite que l’initiation est dispensée. Les instructeurs ne faisant pas un métier, ni une activité lucrative de la transmission des enseignements spirituels

 

- L’application du principe de gratuité.

         Pour atteindre l’objectif de la gratuité, notre Confrérie s'interdit toute propriété foncière, réalise ses transmissions initiatiques et ses pratiques collectives dans des habitations privées appartenant à des instructeurs, des pratiquants ou des bénévoles.

         La réception de l’initiation, l’inscription à des séminaires, à des retraites ou des séjours fraternels à un caractère de totale gratuité.

 

- Les conséquences matérielles de la gratuité.

         Les conséquences de la gratuité sont les suivantes :

         Toutes les activités proposées par notre Confrérie se déroulent dans des habitats privés qui sont gracieusement prêtés pour la circonstance. L’adéquation de ces lieux n’est pas toujours parfaite, et il peut en résulter parfois un certain inconfort physique pour ceux qui veulent recevoir l’enseignement.

         Les instructeurs ne sont pas disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ils ne « maternent » pas les pratiquants, ne proposent pas « un refuge contre les aspérités de l’existence ». Il vous est demandé de respecter leur vie privée, de ne pas chercher à les rencontrer sans être invité, de ne pas user abusivement des possibilités de communications par mail ou par téléphone. D’une manière générale de ne pas penser que « votre cas particulier » mérite une attention exceptionnelle.

         L’endroit où se trouve le puits vous étant connu, le seau étant dans vos mains, c’est à vous de peiner à la tâche et de tirer l’Eau d’éternité.

 

- L’exemple des grands Maîtres.

         Observons d’ailleurs qu’aucun grand Maître spirituel, dont l’enseignement est à l’origine d’une grande tradition, n’a fait payer les enseignements qu’il donnait. Peut-on imaginer le Christ, Moise, Mahomet, Bouddha ou RamanaMaharshi, faire payer leurs enseignements ?

         Si l’on écoute l’argumentation de certains, il faudrait donc que les Enseignements essentiels soient gratuits et que les enseignements secondaires, diffusés par des « petits Maîtres » soient payants ? Quel paradoxe !

         En interpellant le lecteur, nous lui demandons : pensez-vous qu’il soit acceptable que la Connaissance spirituelle, gratuitement donnée à l’humanité par les grands Maîtres, fasse actuellement l'objet d'un commerce ?

 

- Relation entre amour et gratuité.

         La gratuité est pour nous une évidence spirituelle. Seul l’amour d’autrui, non pas l’amour larmoyant, l’amour verbal, ou l’amour confus qui s’imagine que l’on aime les gens parce qu’on leur caresse la joue ,mais l’amour en acte, peut valablement pousser quelqu’un à consacrer du temps à la diffusion d’un enseignement spirituel. Or, l’amour ne se monnaye pas. La monétisation de l’amour porte un nom, et ce nom n’est pas très joli.

 

- L’argumentaire des enseignements payants.

         Certains déclarent qu’il faut « faire payer », car « toute peine mérite salaire », ou bien « que l’on n’attache de l’importance qu’à ce qui nous coûte de l’argent. Certains font appel aux arguments développés par la psychanalyse sur la nécessité des « cures » payantes. Prendre la psychanalyse comme « norme » c’est placer bien bas, dans des profondeurs probablement inconscientes, la perspective spirituelle.

         La vraie raison qui se cache derrière ces déclarations, n’est-ce pas simplement le fait que les « petits Maîtres » qui font payer leur enseignement sont attachés au confort d’une petite vie bourgeoise, et qu’il ne possède ni l’amour ni le détachement que présuppose le don de soi même, qui se concrétise par le don de l’enseignement. Sans amour, sans détachement, sans don de soi, ils n’ont pas assimilé l’A. B. C du spirituel, et dès lors que peuvent-ils avoir à transmettre ?

 

- Problématique du commercialisme.

         Grâce au principe de gratuité, vous êtes assuré du désintéressement de l'instructeur qui vous transmet l'enseignement, vous savez que cette transmission n'est pas pour lui un moyen de s'enrichir, ou bien tout simplement de gagner sa vie. Croyez-vous que l'on peut véritablement faire confiance à celui pour lequel on est un "client"?

         Par ailleurs, celui qui reçoit un enseignement spirituel doit être assuré du caractère désintéressé du transmetteur. Pourquoi dire ceci plutôt que cela ? Si le transmetteur a un quelconque intérêt à affirmer tel ou tel genre de choses, l’enseignement est irrémédiablement pollué.

         Ce désintéressement est nécessaire pour le transmetteur, lorsqu’en réponse à des « blocages » l’affirmation parfois brutale de certaines vérités se révèle nécessaire. Chaque chercheur spirituel traînant avec lui son lot d’illusions et de résistances secrètes. Or, ce n’est pas ainsi que l’on traite des « clients », ce n’est pas ainsi que l’on traite des personnes dont l’adhésion nous est financièrement nécessaire.

         Le but des instructeurs n’étant pas de séduire les impétrants, pour leur vendre quelque chose, ou les embrigader, ils ne doivent pas « faire des efforts pour être gentil ». Or, l’absence de toute attitude de « séduction spirituelle » est le gage d’une communication authentique. Qu’importe si cela peut être parfois psychologiquement inconfortable pour les chercheurs !

 

- Conséquences spirituelles de la gratuité.

         Dans un système commercial, vous êtes un client passif, vous consommez du spirituel et les professionnels du spirituel sont là pour vous satisfaire et répondre à vos souhaits. Tandis qu’un système non commercial est basé sur le bénévolat. C’est bénévolement qu’un instructeur prend sur ses loisirs le temps nécessaire au don de l’initiation ; et c’est sur le bénévolat de toutes les personnes intéressées que la diffusion de cet enseignement est possible.

         Vous n’êtes pas un « client », vous êtes un agent. Toute personne qui a trouvé un Sentier de Libération peut aider d’autres à trouver, toute personne qui gravit une marche, peut aider d’autres à le faire. Depuis l’aube des temps, la transmission initiatique repose sur la chaîne de la réception et du don. C’est cette chaîne merveilleuse, expression de l’amour divin, que pervertissent ceux qui la détournent à leur profit pour vivre confortablement de la recherche spirituelle et de la générosité des autres.

         C'est pourquoi dès le premier contact avec notre enseignement nous vous disons : ne vous contentez donc pas de recevoir passivement. Demandez-vous : que puis-je faire pour aider les autres ? Car il est une règle immuable : plus on donne et plus on reçoit. Il en est ainsi, car les « autres » ne sont pas réellement séparés de nous-mêmes puisque : « tout est Un ».

 

- Remarque finale.

La spiritualité, sous peine de se dénaturer, ne doit pas faire l’objet d’un commerce.

         Par notre intermédiaire, ce n’est pas votre argent que veut le Divin, c’est votre ego. Nul ne peut accéder à son Essence divine sans perdre l’illusion de son existence individuelle.

 

Les étapes initiatiques

 

- La nécessité des étapes

         L’étude attentive des Textes traditionnels sur lesquels se fonde l’Advaïta fait apparaître un ensemble d’affirmations qui semblent au premier abord comme étant contradictoires. Les principales contradictions apparentes que l’on peut observer sont les suivantes :

- Affirmation du fait que le monde soit une illusion dépourvue de Réalité et affirmation que le monde est une Réalité puisqu’il est la manifestation de l’Absolu.

- Affirmation du fait que notre Soi en tant que pure Conscience est distinct du corps, du mental et de l’intellect, et affirmation du fait que « tout est notre Soi », le corps, le mental et l’intellect étant inclus dans ce Tout.

- Affirmation du fait que l’Absolu doit être compris par une saisie intellectuelle et affirmation du fait que l’intellect doit être rejeté.

- Affirmation du fait que nous devons nous conformer aux prescriptions traditionnelles concernant le bien et le mal et affirmation du fait que nous sommes au-delà de bien et du mal.

- Affirmation du fait que pour obtenir la Connaissance il faut se fonder sur les Écritures, et affirmation du fait que les Écritures doivent être rejetées.

- Affirmation du fait que la pratique d’une discipline spirituelle (sâdhanâ) est indispensable et affirmation du fait qu’aucune discipline n’est nécessaire et qu’il n’y a rien à pratiquer.

- Affirmation du fait que le but est d’obtenir la Connaissance (Jnâna) et affirmation du fait que notre Soi se situe  au-delà de la Connaissance et de l’ignorance.

- Affirmation du fait que notre Soi étant de même nature que l’Absolu est Etre-Conscience-Béatitude et affirmation du fait que l’Absolu est au-delà de l’Etre et du Non-Etre.

- Affirmation du fait que la Libération est le but de la vie et qu’il faut polariser toute notre énergie pour l’obtenir, et affirmation du fait que la Libération n’existe pas, car nous sommes libres depuis toujours.

- Affirmation du fait qu’il faut parvenir à un vécu constant, et affirmation du fait que ce vécu est déjà constamment le nôtre.

         En face de la diversité de ces affirmations, trois positionnements sont possibles :

- Le positionnement de la stupidité consiste à considérer que l’on est en présence d’une pensée incohérente qui déclare tout et son contraire.

- Le positionnement de l’erreur qui consiste à choisir dans ces affirmations celles qui nous paraissent les plus intéressantes ce qui, égotiquement parlant, ne manquera pas d’être : l’absence de discipline nécessaire, ce qui est très avantageux pour notre paresse fondamentale, le fait que nous nous situions au-delà du bien et du mal, ce qui nous permet de faire tout ce que l’on désire, etc. Il en résultera un pseudo-Advaïta purement intellectuel, qui pourra s’accompagner d’expériences sporadiques, mais qui ne parviendra à aucun vécu constant, authentique et profond, en raison du manque de purification de l’homme. Dans le monde moderne un ensemble de personnes ont développé une diffusion commerciale de l’enseignement de ce pseudo Advaita.

- Le positionnement pertinent, celui de l’Advaïta traditionnel, et qui consiste à comprendre que l’on est en présence d’un processus de pensée hiérarchique qui, partant de l’ignorance commune, s’élève à des niveaux de plus en plus hauts, et que ce qui est vrai à un niveau cesse de l’être au niveau supérieur. Il faut donc s’élever d’une vérité relative à une autre vérité plus vaste, et ceci jusqu’à finir par parvenir à l’Ineffable évidence, vis-à-vis de laquelle aucune formulation n’est possible.

         C’est sur cette progression de niveau en niveau, de vérité en vérité, que repose la structure des étapes initiatiques.

         Quant à la pertinence de la hiérarchie établissant le fait qu’il faut commencer par telle étape puis ensuite passer par une autre, elle repose sur deux choses :

- Un ensemble d’affirmations se trouvant dans les Écritures et l’enseignement des Maîtres.

- Une cohérence interne démontrant que l’on doit nécessairement passer par telle étape avant d’aborder telle autre et non le contraire.

 

- Perspective générale.

         Esotériquement, toute initialisation se définit par un système d’enseignement qui n’est pas directement accessible à tous, car il comprenant une hiérarchie d’étapes à franchir.

         Il en est de la Réalisation spirituelle comme de la marche en montagne. Pour le néophyte qui au petit matin contemple la cime de la montagne, celle-ci peut lui paraître inaccessible. Mais si, faisant confiance à son guide, il commence par avancer pas à pas, il atteint le sommet en fin d’après-midi.

 

- Définition des étapes initiatiques.

         Il existe des enseignements spirituels qui sont uniformément diffusés à toutes les personnes qui s’y intéressent. À côté de cela, tous les systèmes initiatiques ont en commun une structure hiérarchique à l’intérieur de laquelle on doit progresser. Un Enseignement initiatique se compose donc d’un ensemble d’étapes qu’il faut franchir. Tel est le cas de notre Confrérie qui dispense un enseignement initiatique, dans le sens authentique et traditionnel de ce terme.

         La raison d’être de la structure initiatique de notre enseignement est la suivante : Les Enseignements les plus élevés ne sont pas « réalisables » par les débutants, ceux-ci doivent assimiler et pratiquer une série progressive de niveaux d’appréhension spirituelle, avant d’avoir la maturité intérieure requise pour saisir la simplicité du plus haut niveau et d’être capables de l’intégrer au sein de leur vécu quotidien.

La transmission traditionnelle de la méthode de réalisation spirituelle que nous proposons s’effectue donc par la communication d’une série d’étapes.

         A chaque étape l’aspirant doit pratiquer des méthodes de recueillement et des prises de conscience au sein de ses activités quotidiennes. A cela s’ajoutent certaines pratiques spirituelles épisodiques.

 

- Aspect individuel.

         Les transmissions initiatiques sont strictement individuelles.

         Durant le Noviciat, les pratiques transmises s’adaptent aux prédispositions spirituelles de la personne et tiennent compte de son rattachement à une confession religieuse ou bien de son absence de rattachement confessionnel.

         Toutes les étapes initiatiques sont communiquées sous le sceau du secret, ce qui implique que la personne n’en fasse qu’un usage privé.

         Notre pédagogie se fonde sur le travail individuel. C’est un chemin solitaire qui se méfie des exaltations collectives, du mimétisme grégaire et des « effets de groupe ».

 

- Motivation nécessaire.

         Recevoir une transmission initiatique c’est recevoir un programme de travail spirituel que l’on doit intégrer au sein de notre vie quotidienne.

         Pour demander une transmission, il faut donc être sérieusement décidé à effectuer un travail spirituel intense, qui demandera parfois un ensemble d’aménagement dans l’ordonnance et dans la priorité des activités que nous accomplissons. Les personnes qui vivent en état de suractivité, qui sont littéralement surchargées de travail, d’obligations matérielles et de soucis, sont inaptes à cette réception. La première chose nécessaire sera pour elle de « faire de la place » pour le spirituel dans leur vie.

 

- Passage de l’initiation virtuelle à l’initiation effective.

         Une transmission initiatique octroie une initiation « virtuelle », c’est par son travail personnel que le pratiquant rend « effective » l’étape initiatique qui lui a été transmise.

         En recevant la transmission d’une étape initiatique, vous recevez la transmission d’une graine qu’il vous importe par votre travail intérieur de faire germer. C’est par votre travail personnel que l’initiation reçue « virtuellement » en tant que potentialité devient une initiation effective.

         Ayant reçu la transmission d’une étape initiatique, il ne vous reste donc plus qu’à réaliser les exercices et démarches intérieures, caractérisant la transmission que vous avez reçue.

         Courir après la réception des étapes initiatiques en vous imaginant que la seule réception va « magiquement » vous réaliser, c’est courir après une ombre. C’est par votre intériorisation, votre vécu de l’enseignement que vous « réalisez » celui-ci et le rendez effectif.

          C’est pourquoi si nous invitons chacun à progresser avec ardeur, nous invitons également chacun à « prendre son temps » de manière à ne demander une nouvelle transmission qu’après une authentique intégration dans le vécu de l’étape transmise.

 

- Se méfier des jugements.

         Ne jugez pas l’Enseignement en cours de réception, puisque votre connaissance de celui-ci est incomplète aussi longtemps que vous n’avez pas reçu la totalité des étapes initiatiques.

         Sachez que chaque étape est incomplète, c’est une facette du processus de déconditionnement qui a pour objet de retirer le voile de l’ignorance métaphysique.

         Quant aux profanes qui parlent d’un enseignement initiatique dont ils n’ont pas reçu et intériorisé les différentes étapes, leur propos n’est que les balbutiements incohérents d’un enfant dans son sommeil.

 

Résumé de la structure initiatique

 

         Comme en beaucoup d’initiations traditionnelles, il existe en ce que nous proposons trois niveaux : Noviciat, Gnostiquat, Adeptat.

         Cependant, avant de parvenir au Noviciat, il faut franchir le Postulat.

 

- Le Postulat.

         Le Postulat se définit comme une période assez courte, durant laquelle on s’assure que la personne possède les aptitudes nécessaires.

         Pour cela une étude préalable lui est demander, ainsi que le fait de remplir un questionnaire.

         Ladite période de sélection vous permet également de vérifier si l'enseignement que nous proposons correspond a ce que vous recherchez et, dans la négative de ne pas perdre votre temps.

         Le postulat englobe ce que nous appelons l’accomplissement des « trois pas d'introduction ».

 

- Le Noviciat.

         Le premier niveau de travail initiatique est celui du Noviciat.

         Il se décompose en quatre degrés.

         Le but du Noviciat est de vivre par une expérience intérieure subtile la présence de notre Soi (Atmâ), c’est-à-dire de notre Identité véritable en tant que pure Conscience (Chit) distincte du corps et du mental.

         Le Noviciat se caractérise par une adaptation aux caractéristiques confessionnelles et aux prédispositions personnelles du pratiquant. Au-delà du Noviciat ces spécificités disparaissent et l’Enseignement devient uniforme

 

- Premier degré du Noviciat.

         Il se caractérise par la transmission d'un ensemble de Règles de Vie (Yama Nyama) et il importe de savoir si l'impétrant est décidée à s’efforcer avec sincérité à les mettre en pratique dans sa vie quotidienne. Non point qu'une mise en pratique parfaite soit demander dès le début. Ce qui est requis c'est une simple volonté d'avancer dans la directe de l'idéal comportemental que décrivent ces Règles de Vie.

         A ce premier degré est également transmise une pratique élémentaire de la méditation.

 

- Deuxième degré du Noviciat.

         A ce deuxième degré est transmis une pratique plus profonde du recueillement, un travail d'exercices pour le développement des possibilités de l’attention, et la pratique des prises de conscience au sein des activités quotidiennes, tout cela constituant le chemin qui même à la Gnose.

         Le type de technique contemplative et les prises de conscience que le novice doit réaliser durant la vie quotidienne varient selon son orientation confessionnelle, ou non confessionnelle. Ces techniques dépendent également du fait que vous ayez déjà pratiqué, ou que vous n’ayez jamais pratiqué la méditation et dans l’affirmative qu’elle a été la nature de votre pratique. Tout le monde comprendra aisément que la même pratique ne saurait convenir à celui qui n’a jamais réalisé aucune forme de recueillement et celui qui pratique le Zen durant vingt ans.

         D'autre part, la pratique s’adapte à la structure spirituelle de chaque personne. Nous considérons qu’il existe quatre types fondamentaux de pratiquants :

- Ceux qui ont une prédisposition pour la dévotion informelle.

- Ceux qui ont une prédisposition pour la dévotion formelle.

- Ceux qui ont une prédisposition pour la dévotion cosmique.

- Ceux qui ont une prédisposition pour la pratique non dévotive.

Les trois premiers types se caractérisent par l’aspect « dévotif » de leur démarche. Nous entendons par « prédisposition dévotive » le fait de s'adresser à Dieu au travers de la prière, et d'élever nos sentiments vers Lui. Cette tendance dévotive peut s'exercer dans un cadre confessionnel, ou bien en dehors de tout rattachement religieux.

         Cette dévotion est dite « informelle », lorsque l’amour, la vénération et la soumission s’adressent à Dieu en sa réalité invisible, omniprésente et informelle.

         Cette dévotion est dite « formelle », lorsque l’amour, la vénération et la soumission s’adressent soit à une personne, un Maître, un exemple humain, ayant une dimension historique marquée (Jésus Christ, la Vierge Marie, le Bouddha, un Boddhisattva, Confucius, Lao-Tseu, Krishna, un Sat-Guru hindou tel que RamanaMaharshi, Ramakrishna, Mâ Ananda Moyî, etc.) ; soit à une représentation symbolique du divin (Shiva, Vishnu, Kali, Sarasvatî, un Yidam tibétain).

         Cette dévotion est dite « cosmique » lorsque le Divin est appréhendé au travers de la Nature en laquelle est perçue sa glorieuse Manifestation.

         A chacun de ces trois types de dévotion, la transmission initiatique de la Maïeutique propose un travail spirituel différent, car il est évident que ce qui convient à l'un ne saurait convenir à l'autre.

         Mais à côté des personnes qui sont naturellement prédisposées pour la dévotion il y en a d'autres qui, au contraire, ne le sont pas. Ces personnes sont souvent dépourvues de tout rattachement confessionnel et désirent en toute indépendance et liberté rechercher l'expérience de la Transcendance, qui se situe au-delà de toutes les conceptualisations théologiques. Pour de telles personnes, la transmission initiatique de la Maïeutique propose un autre type de travail spirituel, adapté à la spécificité de leur démarche.

 

- Troisième degré du Noviciat.

         Au troisième degré des rites théurgiques qui doivent être réaliser épisodiquement sont transmis.

         Ceci peut être un écueil pour les personnes qui influences par l'idéologie moderne ont un préjugé défavorable vis a vis des rites. Elles doivent surmonter cepréjuger, ou bien chercher un autre Sentier de réalisation spirituelle.

         Ce que nous proposons à tous de vérifier, c'est que les rites traditionnels ont un pouvoir de purification et de structuration intérieure très important. Pouvoir qui non seulement agit au niveau conscient mais également "touche" des zones profondes de l'inconscient.

         On peut dire que si la psychothérapie se propose un travail de "fouille" et de mise en lumière des racines comportementale responsables d'un ensemble de troubles, les rites traditionnels, sans creuser en dessous de la surface du vécu conscient, agissenta la manière d'un désherbant détruisant un ensemble de "Noeux" se situant dans l'inconscient.

         Il s'en suit que si les rites ne sauraient produire la Connaissance (Jnâna), ils constituent au niveau humain des moyens d'évolution et de purification qui prépare le terrain sur lequel pourra germer la Connaissance et sur le lequel le vécu de celle-ci pourra se stabiliser.

 

- Quatrième degré du Noviciat.

         Ce quatrième degré est celui de ce que nous appelons « l’Éveil transcendant ». Il se caractérise par le renforcement du transfert du sentiment d’existence au niveau du Soi (Atmâ).

         Cet « Éveil » se caractérisant, grâce à un déplacement de l’attention, par la capacité de sentir, d’une manière volontaire et aisée, mais non encore constante, que nous existons hors du corps physique, à une faible distance de celui-ci, au-dessus, ou vers l’arrière de la tête. Nous situant ainsi « hors du corps » nous continuons à percevoir et observer celui-ci. Un tel Éveil engendrant spontanément une transformation du vécu en nous-mêmes et le déroulement de la vie humaine.

 

- Adaptations aux cas particuliers.

         La structure initiatique que nous mettons en œuvre n’est pas quelque chose de rigide. Les transmissions s’adaptent aux cas particuliers des personnes ayant déjà avancé sur le Sentier de la Réalisation.

         C’est ainsi que certaines personnes, en fonction du travail spirituel déjà accompli, peuvent franchir en une seule étape les quatre degrés du noviciat, lorsque ceux-ci ne sont pour elles qu'une sorte de "révision".

         De même, après le noviciat, le travail de certaines étapes initiatiques correspondant à des éléments que la personnedéjà travailler, pourra être abrégé, afin de tenir de cesacquis.

 

- Le Gnostiquat.

         Il se caractérise par la transmission des étapes suivantes :

- 1. Transmission sur la prise de conscience de l’illusion phénoménale (mâyâ vada).

- 2. Transmission sur la Gnose de l’Identité transcendante au-delà de l’expérience (Brahmajnâna).

- 3. Transmission de la Gnose englobante (Sarvam Brahma jnâna).

- 4. Transmission de la Suprême Gnose sans concepts (Prajnâ).

- 5. Transmission de la recherche du vécu constant de la Suprême Gnose (Prajnâ-Nishtha).

- 6. Transmission de l’établissement dans le Soi (Âtma-samstha).

- 7. Transmission de la permanence éternelle au-delà de l’Être et du Non-Être (Nitya-Sat-Asat).

- 8. Transmission de l’État Naturel (Sahaja-Avasthâ).

- 9. Transmission sur le Devenir infini.

 

- Petite explication sur la dernière étape.

         Dans cette étape on reprend le « point de vue de l’homme » comme serviteur de notre Soi. Rien ne pouvant surpasser l’immuabilité éternelle de l’État Naturel, il s’agit du devenir de l’instrument humain. Cette dernière étape contient une analyse des « signes » de la Libération en cette vie (Jivan Mukti) ce qui constitue une méthode de contrôle permettant de vérifier dans le vécu humain l’intégration des étapes de l’initiation et le cas échéant de pallier à certaines insuffisances. Étant entendu qu’à ce stade nous ne parlons plus, depuis déjà longtemps de « notre vécu », mais du : « vécu humain », c'est-à-dire de ce qui doit se refléter au sein d’une vie humaine à laquelle nous ne nous identifions plus. Bien qu’un tel vécu fasse pour nous partie des choses extérieures que nous percevons, le reflet qu’il constitue témoigne d’un acquis véritable, faute de quoi toute ladite « Réalisation » ne pourrait être qu’une fiction purement subjective.

 

- Conclusion.

         Nous ne donnons pas de précisions sur la nature de ces différentes étapes afin de ne pas alourdir le présent exposé.

         Ce qu’il importe de savoir, c’est que chaque étape implique le passage à une perspective supérieure et la remise en cause de ce qui a été précédemment appréhendé.

 

- Remarque.

         Nous pouvons dire, sans forfanterie, que cette structure initiatique est très riche et que parmi les personnes engagées dans une recherche spirituelle depuis de nombreuses années nombreuses sont ceux qui « plafonnent » dans ce qui pour nous ne constitue qu’une étape. Mais cette richesse a une contrepartie : il faut être prêt à fournir un intense travail pendant des années.

         Êtes-vous prêt à cela ?

 

- L’Adeptat.

         L’Adeptat se rapporte aux pratiques et aux actions des personnes qui font partie de notre Confrérie initiatique. Ne peuvent faire partie de cette Confrérie que ceux qui ont achevé la réception des transmissions initiatiques du Gnostiquat. Tout membre de la Confrérie participe, visiblement ou invisiblement, à la diffusion de la Connaissance.

         Parmi les membres de la Confrérie les personnes assumant la fonction d’instructeur, ou d’instructrice, ont évidemment une place prééminente puisque c’est sur elles que reposent la pérennité de ladite Confrérie.

         Mais on ne peut devenir instructeur qu’après avoir reçu une formation pédagogique et avoir satisfait aux contrôles se situant en fin de formation.

         Cette formation peut être entreprise à partir du niveau de la Gnose englobante, mais les fonctions d’instructeur ne peuvent évidemment être pleinement assumées qu’après un achèvement du Gnostiquat.

 

Les outils initiatiques

 

- Les quatre piliers de la réalisation spirituelle.

         On ne peut avancer sur le Sentier que nous proposons que si quatre « piliers », quatre éléments, sont mis en œuvre.

- L’établissement d’une relation initiatique.

- L’étude des textes d’enseignement.

- La pratique.

- La persévérance.

 

- Nature de la relation initiatique

         Le premier et indispensable élément, qui constitue en fait la pierre d'angle de l'édifice initiatique, c'est l'établissement et le maintien prolongé d'une relation initiatique.

         Une telle relation existe à deux niveaux : au niveau visible et au niveau invisible.

         Au niveau visible, c’est la communication d’un ensemble de techniques, d’exercices et de pratiques spirituelles permettant de dévoiler la Présence divine qui habite en chacun. C’est aussi le dialogue et l'enseignement oral, qui ont une importance fondamentale, car lorsque vous lisez, vous interprétez votre lecture au travers du voile déformant de votre conditionnement personnel. Si personne n'est là pour vous indiquer le sens exact de l'interprétation traditionnelle, vous êtes livré à toutes sortes de mauvaises compréhensions possibles.

         C'est seulement par le dialogue que l'on peut s'assurer que vous pouvez comprendre, et vivre correctement, l'enseignement traditionnel. L'initiation est une science métapsychologique précise. La moindre déformation peut avoir de très graves conséquences. Or il faut savoir que si une partie de votre psychisme est intéressée par la spiritualité, il existe d'autres aspects de votre psychisme qui ne s'y intéressent pas du tout, et qui risquent de créer des obstacles si vous vous engagez avec détermination sur le Sentier spirituel. À cause de ces aspects du psychisme qui sont hostiles à la spiritualité, car celle-ci les dérange, la relation initiatique est indispensable, pour vous éviter de tomber dans les multiples pièges et résistances, que ne manquera pas de susciter votre ego.

         Au niveau invisible, la relation initiatique c’est la transmission d’une influence spirituelle, par la mise en contact du récipiendaire avec un courant de la Puissance divine (Shakti) en son aspect de Grâce salvatrice.

         Sans Elle, la Réalisation spirituelle est très aléatoire, car les forces individuelles sont faibles. Plus vous apprendrez à vous ouvrir à la Grâce, plus vous constaterez qu'une puissance extraordinaire et lumineuse descend en vous, dissout les blocages, éclaire votre démarche et vous pousse en avant. Cette Grâce, cette énergie, n'appartient à aucun instructeur spirituel, Elle traverse l'instructeur comme Elle traverse les aspirants.

         Ainsi, les rencontres initiatiques sont des occasions de renouveler et renforcer votre capacité de capter une forme particulière d'Énergie spirituelle; et si ces rencontres obéissent à un certain rituel, c'est précisément afin de favoriser la descente de la Grâce Divine.

 

- L’étude des textes.

         Le deuxième élément qu'il faut mettre en œuvre est celui de l'étude. Enseignement écrit et enseignement oral se complètent.

         En ce qui concerne les textes de l’Adeptat, une seule lecture ne suffira pas. Il faudra lire et relire ces textes à de nombreuses reprises. Ceci peut vous paraître étrange, mais si vous voulez intégrer l'enseignement dans votre vie, vous constaterez le bien-fondé de cette directive. Au cours des relectures successives, vous deviendrez de plus en plus capable de vivre et ressentir ce qui est écrit. Vous réaliserez qu'il existe toute une série de niveaux de compréhension, de plus en plus profonds. Vous irez ainsi, de compréhension en compréhension plus vaste et plus vivante. Ceci constitue toute une partie du chemin. Lecture et relecture doivent être pour vous des instruments vous permettant d'accéder à un vécu intérieur, de plus en plus intense et transfigurateur.

 

- La pratique.

         Celui à qui on a transmis l’initiation est en possession d’une initiation virtuelle, c’est par son travail intérieur, par sa pratique de la discipline spirituelle (sâdhanâ) qui lui est transmise qu’il fait passer cette initiation virtuelle à une initiation effective. Initiation effective qui seule lui donne accès au vécu intérieur correspondant.

         La pratique des enseignements transmis est donc fondamentale. Lire, écouter, comprendre est insuffisant. Sans pratique, aucune Réalisation spirituelle n'est possible. Vous pouvez être un grand érudit en matière d'ésotérisme, si vous ne pratiquez pas une discipline spirituelle, avec assiduité et d'une manière quotidienne, vous êtes en dehors de toute espèce de Sentier, et vous ne méritez même pas le titre de débutant. Nombreux sont ceux qui veulent orner leur vie d'un petit vernis spirituel, pour cela ils lisent quelques livres, assistent à des conférences, et discutent avec des amis. Quiconque veut aller plus loin, devra prendre le joug de la discipline. Et, pour cela, il devra maîtriser les aspects inférieurs de lui-même, maîtriser son mental, développer sa volonté, accepter des efforts et des privations. Toute la difficulté est là. Mais seuls ceux qui font des efforts obtiennent le Salut. Les autres ne sont que dilettantes.

 

- Caractéristiques de la pratique.

         Il y a dans la pratique trois aspects :

Le respect d’une éthique.

La pratique contemplative.

Les prises de conscience au sein de la vie active.

 

- Le respect d’une éthique.

         L’éthique réside dans un effort sincère pour s’efforcer de nous rapprocher, dans la mesure de nos possibilités, de la conduite idéale telle que la définit ce que nous appelons les Règles de vie (Yama, Niyama). Ces dix Règles de vie qui établissent le contexte existentiel favorable a l’accomplissement spirituel étant : la non-violence (Ahimsâ), la véracité (Satya), l'honnêteté (Asteya), la tempérance (Brahmachârya), le détachement (Aparigraha), la pureté (Shaucha), le contentement (Samtosha), l'ascèse (Tapas), l'étude (Svâdhyâya), la dévotion (Isvara-pranidhâna).

         Un texte intitulé « Expose des Règles de vie » analyse en détail les aspects et conséquences de chacune de ces Règles.

 

- La pratique contemplative.

         La pratique contemplative consiste à vous réserver des moments de recueillement que vous devez aménager au sein de votre vie.

         Elle se caractérise par l’accomplissement de deux méditations (dhyâna) quotidiennes d’une demi-heure chacune. A cette pratique quotidienne s’ajoutent quelques pratiques épisodiques, rituelles ou autres, d’une durée plus importante.

         Sans moments d'isolement et de recueillement, vos expériences spirituelles resteront en surface et manqueront de profondeur. Le problème c'est qu'aujourd'hui la plupart des gens ignorent tout de la vie contemplative, et se laissent absorber par l'activisme. Il faudra aller à contre-courant de la tendance générale, et parfois lutter fermement pour instaurer des moments de contemplation dans le programme journalier.

 

- Les prises de conscience au sein de la vie active.

         Il existe pour chaque étape de l’initiation des prises de conscience spécifiques qui doivent s’accomplir au sein des activités quotidiennes sans interrompre celles-ci. Ce genre de pratique, qui nécessite une vigilance à l’intérieur de chacune des heures de la journée, est fondamental pour des personnes qui, ne vivant pas dans un contexte monastique, ne peuvent consacrer à la méditation qu’une petite fraction de leur emploi du temps quotidien.

         D’autre part, la pratique contemplative et la pratique spirituelle au sein des activées doivent se compléter. Sans la pratique au sein des activités, votre spiritualité se réfugiera dans des moments privilégiés, et restera incapable de transformer la totalité de votre vie.

         Plus L'Éveil spirituel au sein de vos activités sera constant, plus vous ferez de bonnes et profondes contemplations. Inversement, par la pratique, il est possible de faire descendre des expériences contemplatives au sein de l'activité. Ces deux aspects de la discipline sont donc en interaction constante.

 

- Les efforts nécessaires.

         La pratique de cette discipline spirituelle (sâdhanâ) est parfaitement compatible avec un travail professionnel et une vie familiale. Son accomplissement ne demande pas plus de temps qu’une pratique sportive en amateur, une initiation aux échecs, ou a la pratique en amateur d’une forme quelconque d’art.

         Nous ne devons cependant pas dissimuler le fait que suivre cette discipline demande pour la majorité des personnes un effort volontaire important. Effort qui en lui-même constitue une éducation de la volonté.

         En conséquence l’impétrant doit être prêt à aménager sa vie afin d’y réserver une place pour la pratique formelle. Il doit également, au-delà du temps qu’il faut consacrer aux pratiques formelles, être décider à faire du spirituel la valeur non point exclusive, mais la valeur prioritaire de son existence.

         L’initiation promet beaucoup, mais demande un grand investissement de soi même. Le renoncement intérieur aux fausses valeurs du monde est requis.

         Un adage traditionnel résume la situation : « Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ».

         Tout système initiatique est par définition une structure sélective. C’est pourquoi, loin de vous inciter à entrer dans le Sentier initiatique, nous vous disons au contraire :

         Avant de solliciter une réception de l’initiation, réfléchissez bien, assurez-vous que vous êtes prêt à faire les efforts requis.

         Il faut que la nécessité de Réalisation spirituelle constitue pour vous une nécessité profonde, qu’elle réponde à un appel intérieur.

 

- La persévérance requise.

         Pour avancer dans le Sentier qui s'ouvre devant vous, la patience et la persévérance sont indispensables.

         L'accomplissent spirituel que nous vous proposons demande du temps. Il en est ainsi de toutes les initiations authentiques et sérieuses. Il n'y a pas de recette miracle. De nombreux enseignements pseudo-spirituels essaient de séduire les gens en leur promettant une Réalisation facile et rapide. Cela n'existe pas !

         N'ayant aucun intérêt commercial dans la diffusion de l'enseignement, nous pouvons vous dire la vérité. L'initiation est longue à obtenir. Elle demande qu'on lui consacre beaucoup d'efforts et un certain nombre d’années. Grand est le nombre de ceux qui se découragent. C'est le Sentier du petit nombre, mais il est ouvert à tous et, si vous persévérez, vous parviendrez au but.

 

Modalités concrètes de la transmission initiatique

 

- Les transmissions initiatiques.

         Ce que nous appelons les « transmissions initiatiques », et qui constitue le cœur opératif de notre système d’enseignement se caractérise par la communication des étapes du cheminement intérieur qui s’ouvre devant les pratiquants. Chaque étape comprenant des exercices spirituels, des méthodes de méditation, des prises de conscience particulières que vous devrez intégrer dans votre vie.

         La personne ayant reçu une transmission initiatique est en possession d’un programme personnel de travail spirituel, et elle doit pratiquer solitairement, dans les conditions de vie qui lui sont habituelles, de manière à parvenir au vécu intérieur qui constitue l’objet de l’étape initiatique qui lui a été transmise.

         Ainsi, étape par étape, les transmissions initiatiques vous donnent des outils spirituels vous permettant de réaliser sur vous-même la démarche qui est nécessaire pour dévoiler votre Soi, c’est-à-dire votre Identité réelle, au-delà du corps et du mental.

         N’en doutez pas, l’aventure intérieure que constitue le cheminement sur un Sentier initiatique est riche en découvertes, en remises en question et parfois en épreuves.

 

- Modalités de communications des étapes initiatiques

         La transmission de ces étapes se fait par courrier électronique. Chacun recevant les textes décrivant la discipline spirituelle (sâdhana) qui est propre à chaque étape et progressant au rythme de son travail personnel.

         C’est seulement par la réception de ces étapes, qui vous proposeront un travail sur vous-même systématique, que vous pourrez connaître l’intégralité de l’Enseignement qui est diffusé. Les vidéos et documents mis à disposition sur le site ne constituant qu’une introduction à notre perspective.

 

- Impersonnalité des transmissions initiatiques

         Dans notre système, qui a hérité de l’impersonnalité du Tchang, les transmissions initiatiques s’effectuent « sans contact », par simple expédition en courrier électronique des textes correspondant à l’étape initiatique qui aura été déterminée comme constituant le niveau de travail spirituel qui convient.

         Il en est ainsi, car tout repose sur votre évolution intérieure, sur vos prises de conscience, sur l’intégration dans le vécu quotidien de vos compréhensions.

         Les transmissions initiatiques sont strictement individuelles, et elles sont communiquées sous le sceau du secret initiatique, ce qui implique que la personne n’en fasse qu’un usage privé. Le récipiendaire ne peut communiquer à autrui ce qui lui est transmis.

         Rappelons qu’une transmission initiatique octroie une initiation qui n’est que « virtuelle ». C’est par son travail personnel que le pratiquant rend « effectif » la perspective spirituelle qui lui a été transmise.

 

- Le complément des transmissions initiatiques

         Indépendants des transmissions initiatiques, les différents types de rencontres que nous pouvons vos proposer constituent un complément intéressant qui peut, en certains cas, se révéler fondamental.

         Ceux qui savent que toute initiation authentique repose sur la communication d’influences spirituelles comprendront que ces rencontres collectives constituent un vecteur essentiel.

         Notons cependant que ces « influences », qui sont une manifestation de la grâce divine, peuvent également être communiquées en dehors de toute proximité physique.

 

- Les rencontres collectives

         C’est donc en complément de la réception des étapes initiatiques qu’il est possible de participer à des rencontres collectives qui sont organisées en différentes localités.

         Sur simple demande, nous pouvons soit vous inviter aux prochaines rencontres qui sont déjà programmées, s’il y a des places disponibles, soit vous inscrire sur la liste des personnes qui seront informées des prochaines opportunités.

         Signalons que, dans la mesure de leurs disponibilités, les instructeurs peuvent se rendre en différentes régions, ou pays, pour réaliser des journées de contact spirituel. Ceux qui pensent pouvoir organiser ce genre de rencontres, en réunissant des personnes intéressées et en assumant les frais de déplacement et l’hébergement d’un instructeur, peuvent nous le signaler afin de recevoir des informations complémentaires.

         Dans notre pédagogie, les rencontres collectives constituent un complément intéressant, parfois déterminant, mais cependant secondaire, car nous mettons l’accent sur l'importance du travail personnel.

         Notre Enseignement n’est donc pas destiné à ceux qui veulent se réfugier dans le giron d’un groupe afin de se protéger de la dureté du monde extérieur.

 

- La possibilité d’une transmission par Internet

         Certains s’étonnent du fait que nous affirmons pouvoir transmettre une initiation traditionnelle, au sens Guénonien de ce terme, par courrier électronique. Efforçons-nous de répondre à cette légitime interrogation :

Premier point :

         Nous ne proscrivons pas les contacts, puisque dans notre système ceux-ci existent à la fois sous forme collective et sous forme individuelle. Nous ne saurions nier que dans les contacts directs une phrase, un geste, un regard, peut se révéler déterminant pour l’évolution spirituelle d’une personne.

         Ce que nous déclarons c’est que l’affirmation selon laquelle la présence physique de l’instructeur est indispensable, dès le début de l’initiation, ne correspond pas à une réalité pédagogique. Il est parfaitement possible de recevoir la transmission des instruments initiatiques de la Libération, ou pour le moins de commencer à recevoir cette transmission, sans avoir de contact direct avec un instructeur. Si à un certain moment de la transmission un contact personnel se révèle indispensable, le pratiquant s’en apercevra et prendra lui-même la décision qui s’impose.

         Ainsi dans notre pédagogie l’enseignement oral, malgré l’importance fondamentale qu’il peut revêtir dans certains cas, n’est qu’un complément de l’étude des textes et du travail intérieur personnel. Il n'est ainsi pas nécessaire de tout répéter a chaque personne et de n'utiliser l'oral que pour résoudre les problèmes et incompréhensions qui se présentent

Deuxième point :

         Il faut nous entendre sur ce que nous entendons par « initiation ». Certains considèrent l’initiation sous un aspect purement rituel. On est initié par la vertu sacramentelle de tel ou tel rite. Ce n’est pas notre cas. Nous attachons une grande importance aux rites théurgiques et nous leur reconnaissons une capacité d’imprégnation spirituelle, mais l’Advaïta repose sur une prise de conscience fondamentale, sur une élévation de la modalité d’existence que ne peut octroyer mécaniquement aucun rite.

         Dans notre système les rites ne sont que des aspects importants, mais non fondamentaux de la pratique spirituelle. Notons que les systèmes d’initiation purement rituels ne peuvent que transmettre une initiation virtuelle, ils ne sauraient constituer le fondement de l’initiation « effective », qui est le but que nous visons.

Troisième point :

         Il nous faut préciser le rôle de l’instructeur (upa-guru) dans notre enseignement. Un instructeur n’est pas un grand Maître (Sat-Guru) qui par sa simple présence est capable d’illuminer ceux qui l’approchent. Le grand Maître que nous vénérons c’est Sri BhagavânRamanaMaharshi, et aucun instructeur ne prétend dans notre enseignement se situer à son niveau. Il nous faut d’ailleurs être prudents sur la valeur de ces illuminations survenant spontanément en présence d’un Maître, car d’une part elles reposent en général sur les prédispositions, ou la préparation, de celui qui en bénéficie et, d’autre part, un ensemble de cas nous montre que le « moment d’illumination » passé, dans les années qui suivent ce qui a été ainsi reçu, si un travail personnel ne le conforte pas, finit par se perdre dans les pesanteurs de l’ignorance collective. L’importance attachée en Inde au Maître spirituel, au Guru, ne doit pas être abusivement surestimée, car si l’on considérait qu’il suffit de rencontrer un Maître pour recevoir passivement de lui la Réalisation spirituelle, l’Inde n’aurait pas produit la multiplicité des ouvrages décrivant des disciplines spirituelles (sâdhanâ) précises. L’insistance sur l’efficacité des pratiques spirituelles est une caractéristique fondamentale de la tradition hindoue, et cette caractéristique souligne l’importance des efforts personnels, indépendamment des aides que peuvent apporter les captations d’influences spirituelles.

         L’instructeur, tel que nous l’entendons est, selon une belle formule, un « ami spirituel » qui se propose d’aider les « Chercheurs de Vérité » à progresser sur un Sentier qu’il a lui-même parcouru.

Conclusion :

         Le rôle des rites et le rôle de l’instructeur étant minorés, le Cœur de l’initiation que nous proposons réside dans la pratique des exercices initiatiques qui sont transmis selon une série hiérarchisée d’étapes.

         Le but étant de vivre intérieurement et accomplir scrupuleusement les différentes pratiques traditionnelles qui sont transmises et qui ont pour objet de permettre d’accéder au vécu intérieur de la Libération, qui n’est autre que la constatation de notre Liberté éternelle

         L’essentiel réside donc dans la transmission des pratiques et des exercices qui sont nécessaires pour l’accomplissement de chacune des étapes initiatiques. L’aspirant faisant passer l’initiation du virtuel à l’effectif par sa pratique quotidienne. C’est la pratique, et non la simple compréhension intellectuelle, qui aboutit à une modification de l’être individuel et à sa concordance avec l’Être universel.

         Dès lors, chacun comprendra aisément que ce type de transmission puisse se faire par l’expédition progressive d’un ensemble de documents sur la messagerie électronique des pratiquants. En définitive, l’initiation que nous proposons réside dans la transmission, à ceux qui persévèrent, des instruments nécessaires à leur autoréalisation. C’est eux et eux seuls qui portent la responsabilité de la mise en œuvre de ces instruments.

         Du point de vue de l’Advaïta la Nature profonde de chaque personne, au-delà des apparences humaines, c’est la même et unique Transcendance que l’on peut appeler Dieu ou l’Absolu. C’est le Soi qui réalise le Soi. Car le soi individuel est une manifestation du Soi, transcendant c’est-à-dire de l’Identité ultime de celui qui se cherche lui-même.

         Chacun est donc le Divin qui fait semblant d’être un homme en voilant sa gloire. Comprendre cela et le vivre n’est pas réservé à des êtres exceptionnels. Pas plus que cela n’est réservé à ceux qui renoncent au monde et se font moines ou ermites. Il est possible, dans le contexte en bien des aspects spirituellement négatifs du monde moderne, de parvenir à la constatation vécue de la présence de Dieu en soi-même, Présence qui occupant une place centrale ne laisse pas de place à l’illusion d’un « je » personnel.

 

- Dénonciation des abus

         Il nous importe de souligner l’existence de deux abus qui sévissent à notre époque et contre lesquels notre pédagogie constitue une forme de réaction. Ces deux abus, qui ne sont pas sans avoir souvent d’étroits rapports entre eux, sont les suivants :

         La commercialisation du spirituel et la « guru-mania ».

         En ce qui concerne le premier, nous voulons dénoncer le fait qu’à notre époque le spirituel soit devenu un « créneau commercial » dont vivent un ensemble de professionnels qui vivent des bénéfices générés par les ouvrages qu’ils ont écrits, les conférences qu’ils font, les stages ou les séjours qu’ils organisent. Tout ceci est tellement répandu que cela finit par paraître « normal », mais il suffit de comparer le mode de vie de ces « professionnels » avec celui des anciens instructeurs pour constater qu’un abîme les sépare. Ainsi, de nombreuses personnes diffusant des enseignements se prétendent très élevées spirituellement, ou bien le laissent entendre, mais dans les faits ils vivent confortablement des bénéfices générés par leur enseignement, montrant par là qu’ils ne possèdent ni le désintéressement, ni l’amour d’autrui qui sont le fondement des aptitudes à la transmission spirituelle. Voulant jouer au « Maître », ils n’ont pas les caractéristiques élémentaires de détachement qui caractérisent toute personne authentiquement spirituelle.

         Au sujet de ce que nous appelons : la « guru-mania ». Il est erroné de penser que vous vous réaliserez spirituellement en rencontrant des Maîtres, des instructeurs, des conférenciers ou des écrivains. Si les rencontres ne peuvent que vous indiquer un chemin à suivre, il est condamnable de se placer sur le piédestal imaginaire d’un « Grand Maître », d’un « sublime Guru », voir même d’un « Avatar » et de demander aux gens de demeurer dans la posture des oisillons qui se contentent d’ouvrit le bec. Agir de la sorte, ce n’est pas agir pour le « plus grand Bien » de ceux qui cherchent. D'une part, car on les maintient dans un état de dépendance psychologique, d’autre part car on exploite honteusement la sincérité de leur soif du Divin. Le don de soi même doit commencer par ceux qui transmettent, faute de quoi ce qu’ils transmettent est irrémédiablement déformé par un ego bien vivace. Le guru authentique ne demande pas qu’on le vénère, il transforme ses disciples en guru.

 

- Réponse à un questionnement

         Parmi ceux qui ont déjà assimilé certains aspects de la Non Dualité, il en est qui peuvent se demander :

         « Pourquoi recevoir une initiation, pourquoi se soumettre à une discipline, puisque je ne puis devenir ce que je suis déjà de toute éternité ? »

         Nous leur répondons :

         La transmission des étapes est indispensable. Non pas pour être le Soi que vous êtes déjà. Mais pour que l’homme devienne un clair miroir réfléchissant cette évidence.

         Il n’y a pas de « réalisation » au niveau du Soi qui n’est « jamais obtenu, jamais perdu ».

         La nécessaire pratique d’une discipline se situe au niveau de l’homme. Son objet est de faire de lui une surface réfléchissant votre Réalité éternelle.

         Il existe deux mouvements fondamentaux :

- Le dévoilement de votre Soi.

- L’établissement d’un clair miroir capable de recevoir constamment ce qui a été dévoilé.

         La Connaissance de ce que vous êtes par dévoilement peut jaillir en dehors de toute discipline spirituelle, de toute pratique systématique. De multiples exemples le prouvent.

         Mais cette Connaissance, cet Éveil à notre véritable et transcendante Nature n’est pas, ainsi que certains l’ont cru, l’aboutissement. Ce n’est, dans la perspective que nous transmettons, que le début du Sentier.

         Car à la suite de cet Éveil, il faut parvenir à instaurer peu à peu un vécu constant. Il faut purifier le miroir. En effet, chez un homme non maîtrisé par une discipline purifiante, le miroir intérieur n’est pas clair et le vécu constant ne peut s’installer.

         Ainsi, les étapes initiatiques et la discipline spirituelle permettent le mûrissement intérieur acheminant vers l’Éveil, pour ceux qui ne l’ont pas. Pour ceux chez qui le dévoilement fondamental c’est déjà produit, les étapes initiatiques et la discipline travaillent le « terrain humain », afin de stabiliser l’Éveil.

         A cela j’ajoute le fait que parler de l’Éveil, ou parler de la Gnose, la Connaissance libératrice, c’est souvent faire l’erreur de présupposer qu’il n’existe qu’une forme d’Éveil et qu’un niveau de Gnose. Nombreux sont ceux qui ayant connu une expérience spirituelle assez forte, ou un vécu d’Éveil, ne soupçonnent pas qu’il existe, malgré le caractère « extraordinaire » de leur vécu, des expériences encore beaucoup plus vastes, ou profondes, des degrés d’Éveil beaucoup plus élevés. Le lègue immémorial que contiennent les étapes initiatiques permet à toutes ces personnes de ne pas « plafonner » dans un vécu qui n’est qu’un dévoilement partiel. Ces dernières observations constituent une raison supplémentaire pour recevoir la transmission des étapes même si, avec un brin de surestime, on a déjà tendance à se considérer comme « un grand Eveillé».

 

- Le but recherché

         Le but que nous proposons est-il d’obtenir la Connaissance, l’Éveil, ou la Gnose ?

         C’est à la fois plus subtil et plus vaste que cela.

         Se considérer comme Délivré, ou comme Éveillé, c’est démontrer qu’on ne l’est pas, ou bien que l’on n’est pas « au plus haut niveau ». Car la Connaissance de la transcendance de notre Soi, ou l’Éveil, est un simple phénomène spirituel. Puisque le véritable Soi est au-delà de la Connaissance et de l’ignorance, penser : « je suis Eveillé », c’est encore s’identifier à l’homme qui bénéficie de cette expérience. Ce que nous sommes véritablement c’est « Cela » qui est le Témoin de la Connaissance métaphysique, ou de l’Éveil. La véritable Délivrance n’est pas une acquisition, c’est la disparition de toutes les illusions. Or, de notre point de vue, parmi les illusions spirituelles celle qui fait s’écrier « je suis Eveillé ! Je suis Délivré ! » constitue une illusion extrêmement forte.

         Le sentier proposé demande de l’humilité. Seul celui qui, avec humilité, accepte le fait qu’il existe en l’homme des possibilités spirituelles beaucoup plus vastes que celles qu’il a jusqu’à présent imaginées, comprises ou ressenties, pourra voir s’ouvrir un champ de possibilités véritablement illimitées et proprement incommensurables. Car la fin de l’initiation n’est pas la fin de l’évolution spirituelle, ce n’est que la transmission d’un ensemble d’outils essentiels. Bien des Aubes intérieures sont encore à venir pour celui qui a reçu la transmission de l’ensemble des étapes de l’initiation.

         L’homme est souvent emprisonné dans le cocon de l’objectivation de ses conceptualisations. Au-delà, bien au-delà de ce qui peut être dit, compris, ou vécu se situe l’horizon. Les étapes initiatiques vous proposent une aventure intérieure. Mais deux conditions sont requises : ne pas s’autolimiter dans nos acquis, avoir le goût du grand large.

 

- Avertissement

         Bien que notre Enseignement soit en principe ouvert à tous, il conserve son caractère authentiquement initiatique et donc sélectif. Nous vous avertissons qu’à différents niveaux de la réception de cet Enseignement libérateur, vous devrez démontrer vos capacités. La première démonstration que vous devez apporter pour accéder à la réception de l’initiation, c’est celle de l’assimilation d’un ensemble de compréhensions intellectuelles basiques.

         Certes, l’ineffabilité du vécu gnostique se situe au-delà de l’intellect, mais dans notre pédagogie, il faut d’abord commencer par clarifier les compréhensions nécessaires au niveau de l’intellect avant de dépasser celui-ci.

         Sachez également que le travail intérieur, qui vous sera demandé au cours des étapes initiatiques, nécessite un authentique engagement. Aussi, ne demandez pas nos transmissions par simple curiosité intellectuelle. Ne le faites pas comme un dilettante qui ne recherche qu’un peu de décoration spirituelle.

 

Comment faire pour recevoir l'initiation

 

         Si vous désirez recevoir l'initiation que nous transmettons, il suffit de nous écrire pour nous le demander.

         Vous recevrez des circulaires vous expliquant la manière de franchir les trois pas d'introduction dans la structure de notre enseignement.

 

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